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Plusieurs espèces animales seraient vulnérables au SRAS-CoV-2

Le nouveau coronavirus menace des espèces en danger.

Un gorille des plaines de l’Ouest.

Un gorille des plaines de l’Ouest.

Photo :  Skip Brown/Smithsonian’s National Zoo/Lisa Howard

Radio-Canada

Le SRAS-CoV-2, qui cause la COVID-19, peut potentiellement frapper plusieurs espèces animales, comme les grands singes et d’autres mammifères menacés, a montré une équipe internationale de scientifiques.

La raison? Ces espèces possèdent, comme l’Homo sapiens, des récepteurs cellulaires ECA2 (enzyme de conversion de l’angiotensine 2) à la surface de nombreuses cellules, dont les épithéliales, qui se trouvent dans le nez, la bouche et les poumons.

Ces récepteurs possèdent plusieurs fonctions, mais ils sont aussi connus pour être la porte d’entrée des coronavirus dans les cellules.

Dans ces travaux, le groupe de chercheurs piloté par la Dre Joana Damas de l’Université de la Californie à Davis a détecté la présence de cette enzyme dans le génome de 410 espèces différentes de vertébrés, dont des oiseaux, des poissons, des amphibiens, des reptiles et des mammifères.

Chez l’humain, 25 acides aminés sont nécessaires pour que le virus se lie aux récepteurs ECA2 et pénètre dans les cellules pour entamer leur cycle d’infection.

En se basant sur les interactions connues entre l’ACE2 et le SRAS-CoV-2 S, les chercheurs ont établi un classement allant des espèces les plus à risque à celles les moins à risque.

Sans surprise, les 18 espèces les plus à risque sont les grands singes et les primates cercopithécidés, dont font partie les macaques.

Celles qui présentent un risque élevé comprennent les lémuriens, des cétacés (baleines et dauphins), des rongeurs et des cervidés.

Fait inquiétant, environ 40 % des espèces potentiellement à haut risque de contracter le SRAS-CoV-2 sont classées comme menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature et seraient vulnérables à la transmission de l’humain à l’animal.

Pour cette raison, les scientifiques estiment que ces espèces potentiellement vulnérables à la propagation du SRAS-CoV-2 par les humains devraient faire l’objet d’une surveillance soutenue.

Nous espérons que nos travaux inspirent des pratiques qui protègent à la fois la santé animale et la santé humaine pendant la pandémie.

Harris Lewin, UC Davis

Le classement

  • Les espèces très menacées par le virus sont le chimpanzé, le gorille et les bonobos.
  • Les espèces menacées sont le dauphin, le fourmilier, le cerf de Virginie (chevreuil) et le hamster.
  • Les espèces moyennement menacées sont le tigre, la vache, le chat et le mouton.
  • Les espèces peu menacées sont le cochon, le cheval, le chien et l’éléphant.
  • Les espèces très peu menacées sont le lion de mer, la souris, le corbeau et l’alligator.

Les auteurs, dont les travaux sont publiés dans les PNAS (Nouvelle fenêtre) (en anglais), affirment que les risques réels doivent encore être confirmés par d’autres travaux plus poussés.

Et les chauves-souris?

Les présentes recherches ont montré que l’ancêtre immédiat du SRAS-CoV-2 provenait probablement d’une espèce de chauve-souris. De plus, ces recherches ont permis de confirmer que les chauves-souris courent un très faible risque de contracter le nouveau coronavirus via leurs récepteurs ACE2.

En outre, les scientifiques ne savent pas encore si les chauves-souris ont transmis le coronavirus directement à l’humain ou s’il est passé par un hôte intermédiaire. Ces travaux tendent cependant à soutenir la thèse selon laquelle un ou plusieurs hôtes intermédiaires ont été impliqués.

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