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Le Nord divisé sur l'embauche de nouveaux policiers

Une voiture de police avec des agents en arrière-plan.

Une quarantaine de nouveaux agents seront embauchés dans le nord de la province.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La volonté du gouvernement de l’Ontario de dépenser 25 millions de dollars pour embaucher 200 nouveaux agents de la Police provinciale de l’Ontario (PPO) a suscité des réactions partagées de la part des habitants du Nord de la province, alors que certains demandent plutôt une réduction du financement de la police.

Les nouvelles recrues sont destinées à fournir les ressources humaines supplémentaires pour mieux protéger les communautés, tout en préservant la santé mentale et le bien-être [des agents], selon l'annonce faite par la province jeudi dernier.

TiCarra Paquet, la coprésidente de Black Lives Matter Sudbury, affirme que l’augmentation du nombre de policiers n’est pas la bonne solution pour résoudre les problèmes de santé mentale, que ce soit au sein des forces de police elles-mêmes que de la communauté.

En mai, la cousine de Mme Paquet, Regis Korchinski-Paquet, 29 ans, est tombé du 24e étage d’un immeuble de Toronto alors que la police était sur place. Si un travailleur social avait été le premier intervenant, peut-être qu’elle serait encore là maintenant.

Deux femmes qui tiennent des pancartes.

TiCarra Paquet, une cousine de Regis Korchinski-Paquet, avec sa mère lors d'une manifestation plus tôt cette année.

Photo : CBC/Sarah MacMillan

Depuis mai, Mme Paquet, ainsi que d’autres membres de la communauté de Sudbury, demande à la province de réduire le financement de la police.

La police et ses services sont nécessaires après qu’un crime a été commis. Ils ne préviennent pas les crimes.

TiCarra Paquet, coprésidente de Black Lives Matter Sudbury

Bien qu'elle soit déçue, elle dit ne pas être surprise des plans de la province pour recruter davantage de policiers, malgré les manifestations et les demandes de réforme.

Cela remet en question le gouvernement Ford. Pourquoi dépense-t-il cet argent pour plus de policiers plutôt que, par exemple [...], pour augmenter les salaires des enseignants?

Mme Paquet a dit qu’elle préférerait voir des investissements dans la région pour que les gens aient plus d’occasions de s’épanouir.

Plus d’agents autochtones souhaités

George Couchie, de la Première Nation de Nipissing, est un agent de la PPO à la retraite.

Il affirme que le plan de la province est une bonne nouvelle dans une région où les services de police des Premières Nations sont gravement sous-financés.

Nous espérons qu’ils pourront engager plus d’agents autochtones, pas seulement pour le Nord, mais dans tout l’Ontario, a déclaré M. Couchie.

Le portrait d'un homme.

George Couchie, policier à la retraite

Photo : Radio-Canada / Sophie Houle-Drapeau

Nous devons embaucher ces agents et les former correctement afin qu’ils puissent comprendre les communautés dans lesquelles ils vont travailler.

M. Couchie déclare qu’enseigner aux agents l’histoire des Autochtones, le colonialisme et les pensionnats peut contribuer grandement à les préparer.

Je dis toujours aux jeunes agents que nous devons être plus compatissants lorsque nous traitons avec le public.

George Couchie, agent de la Police provinciale de l’Ontario à la retraite

Il croit que la diminution du financement de la police pourrait avoir des effets négatifs sur les communautés du Nord qui doivent faire face à des taux élevés d’incarcération, de problèmes de drogue et de sans-abrisme.

Des agents surchargés

Thomas Carrique, le commissaire de la PPO, a déclaré qu’il n’était pas d’accord avec le concept de réduction du financement de la police.

Il est absolument nécessaire de s’assurer que toutes les parties prenantes disposent d’un financement adéquat. Nous avons de nombreuses obligations légales [...] et nous devons être financés afin de pouvoir fournir ces services pour faire de notre province un endroit sûr et sécuritaire.

Il affirme que l’investissement de la province arrive après qu’elle a reçu plusieurs avis internes et externes au sujet du corps policier.

Thomas Carrique en entrevue à Radio-Canada.

Thomas Carrique, commissaire de la PPO (archives)

Photo : Radio-Canada

Il fait également suite à un rapport sur la santé mentale et le stress professionnel des agents, affirme M. Carrique.

L’une des choses qui revenaient sans cesse était la quantité de travail que nos agents faisaient, soutient le commissaire

Selon le commissaire, il est difficile de dire où les 200 employés seront postés dans la province, mais il souligne que les grandes régions rurales du Nord de l'Ontario ont particulièrement besoin de renfort.

Environ 40 recrues seront affectées dans le Nord de l’Ontario.

Avec les informations de CBC

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