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Pour économiser d’importants loyers, Montréal veut pousser au télétravail

Plus de 9000 employés de la Ville de Montréal pourraient continuer de télétravailler après la pandémie, a appris Radio-Canada.

L'édifice Lucien-Saulnier à Montréal.

Près du tiers des employés municipaux pourraient continuer de télétravailler après la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

Forcée de faire des économies en raison de la crise sanitaire et de l’impossibilité de déposer un budget déficitaire, la Ville de Montréal réfléchit sérieusement à réduire le nombre de bureaux qu’elle loue au centre-ville.

Ainsi, près du tiers des employés municipaux pourraient continuer de télétravailler après la pandémie. Plus important employeur de la métropole, la Ville a mis en place, ces dernières semaines, un comité multidisciplinaire chargé d’élaborer différents scénarios concernant l'organisation du travail et le recours au télétravail, afin d'évaluer les impacts pour la Ville.

Actuellement, la Ville estime à plus de 9000 le nombre d’employés pouvant effectuer leurs tâches en télétravail, explique Karla Duval, porte-parole de la Ville de Montréal, qui compte environ 28 000 employés.

La majorité des fonctionnaires et cols blancs sont d'ailleurs toujours forcés de rester chez eux pour une durée encore indéterminée.

Des millions dépensés pour des locations de bureaux

Depuis de nombreuses années, la métropole loue différents bureaux dans son centre-ville pour ses multiples équipes.

Plusieurs centaines d’employés du service des communications et du développement économique sont par exemple situés dans le gratte-ciel du 700 de la Gauchetière. Les services des infrastructures, du développement durable, des grands parcs, de l’approvisionnement, des événements publics et de la culture sont quant à eux installés au 801, rue Brennan.

Dans le cadre des rénovations de l’Hôtel-de-Ville, les fonctionnaires du service des finances ont également été contraints de quitter, en 2017, l’édifice Lucien-Saulnier, qui accueille désormais les élus, pour occuper six étages d’une tour située au 630, boulevard René-Lévesque Ouest. Un bail de neuf ans, contre 35 millions, avait été signé à l’époque.

L’expérience du télétravail, forcée en raison de la pandémie, aurait ainsi été jugée concluante au point de poursuivre durablement cette expérience. Parmi les hypothèses envisagées, la Ville songe notamment à mettre en place des espaces partagés parmi des employés qui viendraient dans les bureaux deux ou trois jours par semaine, a appris Radio-Canada.

Aucune annonce n’est cependant prévue dans les prochaines semaines. Montréal, qui espère économiser plusieurs millions de dollars de loyers, doit d’abord négocier auprès des propriétaires de ces bâtisses.

Plusieurs scénarios sont à l’étude et aucune orientation n’a été arrêtée. Il est donc prématuré de déterminer quels seront les impacts immobiliers et/ou financiers de l’un ou l’autre des scénarios.

Karla Duval, porte-parole de la Ville de Montréal

La Ville de Montréal respectera tous ses engagements contractuels liés à ces baux, ajoute la Ville, qui a déjà fait l'acquisition, depuis le début de l'année, de centaines d'ordinateurs et autres matériels informatiques, facilitant le travail à distance.

La STM veut aussi réduire ses coûts

Faisant elle aussi face à une importante baisse de revenus ces derniers mois, la Société de transport de Montréal (STM) a également créé, de son propre chef, un comité d’optimisation des espaces.

La Société veut ainsi établir une stratégie pour réduire l’empreinte locative de la STM afin de réduire les coûts et de regrouper les employés dans [ses] principaux pôles, assure Amélie Régie, porte-parole de la STM, dont le siège social est situé à la Place Bonaventure.

Jusqu’à la mi-novembre, environ 2000 employés de la STM sont en télétravail. Pour la suite, la direction doit donner une orientation qui n’est pas encore connue, précise Amélie Régie, tout en soulignant que des discussions ont lieu avec les propriétaires des bureaux loués par l’entreprise.

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