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Risque de contamination par la COVID-19 lors de rassemblements de danse latine

Vue de l'extérieur de la clinique sans rendez-vous de l'Hôtel-Dieu à Montréal.

Le reportage de Mariève Bégin

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Toute personne ayant participé à des événements de danse latine, à l’extérieur comme à l’intérieur, depuis le vendredi 31 juillet est invitée à subir un test de dépistage de la COVID-19. Un participant ayant reçu un diagnostic positif a notamment fait des activités au parc La Fontaine et à Verdun, où il a pu contaminer son entourage.

La Direction régionale de santé publique de Montréal appelle donc les participants ayant assisté à ces rencontres à se faire dépister dans les plus brefs délais. Elle rappelle également que les rassemblements intérieurs où les gens peuvent danser sont actuellement interdits dans la mesure où ces activités représentent toujours un risque important de transmission de la COVID-19.

À l’heure actuelle, trois cas confirmés de COVID-19 ont assisté à un ou plusieurs événements de danse latine depuis le 31 juillet. Au moins deux cas contagieux ont participé à des événements de danse les soirs du vendredi 14 août (rue Sainte-Catherine) et du samedi 15 août (parc Frédéric-Back, dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension).

L'école de danse Latin Groove School, à l'origine de plusieurs rassemblements auxquels a participé le danseur contaminé, mentionne également la tenue d'activités au parc La Fontaine et à Verdun. Elle encourage tous ses membres à se faire dépister.

Certains propriétaires de studios de danse qui peinent à maintenir leur entreprise à flot, à cause de la pandémie, se désolent naturellement de la situation. Être conscient, c’est la responsabilité de tous, insiste Luis Cabanzo en entrevue à RDI. Le propriétaire de l’école de danse Espace Yambae tient un registre des présences à son studio et n'hésite pas à faire la promotion de la danse... distancée. Trois mètres minimum, garantit-il dans ses cours.

Danser, c’est connecter avec la musique, s’écouter, se laisser aller, soit avec un partenaire, soit tout seul, raisonne-t-il. Si on respecte [les mesures sanitaires], on peut continuer à danser.

Pour le danseur Ron Lee Latchman, les soirées bien rythmées agissent comme un médicament sur le moral, que les cas de contaminations viennent indubitablement assombrir. Il dit avoir trouvé la solution : ne danser qu'avec le même groupe de partenaires.

Je fais un choix calculé, je prends des risques calculés.

Une citation de :Ron Lee Latchman, danseur

Éclosion difficilement contrôlable

Il n'y a pas de registres des personnes ayant participé à ces événements-là, c'est donc difficile de les retracer, a indiqué la directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin.

Cet appel au dépistage est encore plus important pour les personnes ayant présenté des symptômes compatibles avec la COVID-19, par exemple : fièvre, toux, difficulté à respirer, perte de l’odorat, mal de gorge, mal de tête, douleur aux muscles. Les cliniques de dépistage montréalaises sont avisées et prêtes à dépister les participants à ces événements, a indiqué la Dre Mylène Drouin.

La danse comporte certains risques dus à la proximité des partenaires, rappelle-t-elle. Si les événements de danse sont interdits en intérieur, ils restent autorisés en extérieur avec certaines règles.

On demande aux gens de porter le masque ou le couvre-visage, puisque la distanciation n'est pas possible et [...] de danser avec le même partenaire, qui réside idéalement au même domicile, a conseillé Mme Drouin.

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