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Trans Mountain : un journaliste danois suivant les Autochtones empêché d’entrer au Canada

Une photo du journaliste Kristian Lindhardt.

Le journaliste Kristian Lindhardt travaille sur un documentaire sur les Autochtones opposés à l'expansion du pipeline Trans Mountain, propriété du gouvernement fédéral.

Photo :  Kristian Lindhardt

Radio-Canada

Un journaliste danois travaillant sur un documentaire sur la résistance des Autochtones à l'expansion du pipeline Trans Mountain en Colombie-Britannique s'est vu refuser l’entrée au Canada, malgré la présentation de sa carte de presse et d’un plan de quarantaine de 14 jours.

Kristian Lindhardt a été contraint de prendre un vol retour pour Copenhague depuis l'aéroport de Vancouver, samedi après-midi, après avoir été interrogé vendredi et samedi par des agents frontaliers de la Colombie-Britannique, indique le site d’information The Tyee.

On m'a refusé l’entrée au Canada, malgré toutes les accréditations de presse et les documents en règle, a-t-il écrit dans une publication sur les réseaux sociaux, qui a été traduite du danois à l'anglais.

J’étais là pour continuer mon documentaire et ma couverture pour DR P1, une station de radio danoise. Voici comment le gouvernement canadien utilise la COVID-19 pour continuer ses projets pétroliers en secret et opprimer les peuples autochtones, ajoute-t-il.

C'est une question importante pour les droits démocratiques et la liberté de la presse au beau milieu d’une crise climatique et de celle du coronavirus.

Kristian Lindhardt, journaliste danois

Métier non essentiel, selon l'ASFC

L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a refusé de commenter le cas spécifique de Kristian Lindhardt.

Elle a toutefois déclaré que tous les voyages facultatifs ou discrétionnaires au Canada par des non-résidents, comme le tourisme, sont actuellement interdits pour empêcher la propagation de la COVID-19.

Le ressortissant étranger doit véritablement démontrer et justifier pourquoi il doit être au pays pour exercer une activité journalistique afin d’être considéré comme venant au Canada à des fins non discrétionnaires, indique la gestionnaire des relations avec les médias de l'ASFC, Ashley Lemire, dans une déclaration.

Elle ajoute que toute personne entrant au Canada doit être mise en quarantaine pendant 14 jours après son entrée au pays.

L’entrée pour une visite professionnelle en tant que journaliste peut être considérée comme non discrétionnaire ou non facultative, si celui-ci peut démontrer qu’il lui est indispensable d’être physiquement au Canada.

Ashley Lemire, gestionnaire des relations avec les médias de l'ASFC

Kristian Lindhardt précise qu’il disposait de tous les papiers requis, dont une déclaration de son employeur, une carte de presse valide accompagnée d’une déclaration de l’Union des journalistes danois et d'une lettre du chef de la Première Nation Tsleil-Waututh, Rueben George, expliquant la nécessité de son voyage.

Selon lui, il a été interrogé pendant quatre heures vendredi et deux heures samedi par les policiers.

Ils me demandaient pourquoi je considérais cela comme un travail essentiel, car, selon eux, les médias et la presse étrangère n’en font pas partie, a déclaré M. Lindhardt à CBC News.

S’il s’agissait d’un risque pour la santé ou s’ils avaient vraiment unr règle selon laquelle les médias ne font pas partie des métiers essentiels, ils auraient pu refuser mon entrée après 5 à 10 minutes, a-t-il ajouté.

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