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Revendications pour la Clinique 554 et l’idée d’un recours collectif en pleine campagne

La clinique 554 au centre-ville de Fredericton.

La Clinique 554, seule clinique privée pratiquant des avortements au Nouveau-Brunswick, va bientôt fermer ses portes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des militants pour l’accès à l’avortement au Nouveau-Brunswick tentent de se faire entendre des candidats, en pleine campagne électorale, alors que des avocats cherchent des gens qui voudraient intenter un recours collectif contre le gouvernement.

Les gens en parlent depuis longtemps, mais voilà que la fin approche : la Clinique 554 à Fredericton fermera officiellement ses portes dans un mois, car elle n’a plus les moyens de financer ses services.

C’est pourtant la seule clinique au Nouveau-Brunswick qui offre des avortements chirurgicaux.

Des groupes communautaires n’acceptent pas la situation, encore moins en pleine campagne électorale.

Ils en profitent pour faire front commun et unir leurs voix afin de se faire entendre des candidats qui auront, s’ils sont élus, le pouvoir de renverser l’avenir de cette clinique et de permettre un meilleur accès à l’avortement pour les Néo-Brunswickoises.

Monique Boudreau dehors s'adressant au micro.

Monique Brideau, présidente par intérim du RFNB, croit qu'il faut élargir l'accès à l'avortement, pas seulement sauver la Clinique 554.

Photo : Radio-Canada

La Clinique 554 c’est la pointe de l’iceberg par rapport à l’accessibilité.

Une citation de :Monique Brideau, présidente par intérim du RFNB

Ces groupes demandent entre autres au futur gouvernement de modifier le règlement 84-20, qui interdit le remboursement des avortements à l’extérieur des hôpitaux.

Ce changement permettrait aux femmes d’utiliser leur couverture médicale pour défrayer les frais de leur avortement à la Clinique 554.

Mais certains acteurs sociaux disent que l’enjeu de l’accès à l’avortement va bien au-delà de cette clinique.

Une femme dans un bureau de médecin.

Une femme consulte un médecin.

Photo : iStock

Le Nouveau-Brunswick est la province canadienne ayant l’accès le plus restreint à l’avortement. On compte deux hôpitaux à Moncton et un hôpital à Bathurst [seulement], affirme Monique Brideau, présidente par intérim du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick.

Pour Mme Brideau, il est essentiel de protéger et de sauvegarder la clinique 554, mais il faut aussi élargir l’accès universel à l’avortement.

Un recours collectif contre le gouvernement?

Les militants qui font ressurgir ces revendications aujourd’hui cherchent à voir s'ils peuvent utiliser des moyens légaux pour assurer un accès universel à l’avortement aux Néo-Brunswickoises.

Ils désirent forcer les autorités provinciales à réagir et à modifier leurs lois à travers un recours collectif, qui n’a toutefois pas encore été autorisé par la cour.

Les avocats qui se chargent de mener le dossier consultent toujours les gens de la province afin de voir s'ils seraient assez nombreux pour intenter ce recours collectif contre le gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Jessi Taylor à la webcam.

Jessi Taylor invite tous ceux et celles touchés par cette situation de contacter Justice Reproductive Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Ce recours collectif s'adresse à tous ceux qui essaient d'obtenir un avortement et qui ont vécu une expérience négative à cause des lois du Nouveau-Brunswick.

Une citation de :Jessi Taylor, porte-parole pour Justice Reproductive New-Brunswick

Présentement, on peut obtenir un avortement dans une clinique que si la personne est prête à le payer elle-même, indique Jessi Taylor.

Ce recours collectif s’adresse à toutes les personnes qui ont dû payer de leurs poches un avortement ou qui n’ont pas eu accès à un avortement en milieu hospitalier, explique la porte-parole.

Une salle dans une clinique d'avortement.

Une salle dans une clinique d'avortement.

Photo : Radio-Canada

Ceux qui ont subi un traitement négatif parce qu’ils ont dû accéder à ces soins dans un hôpital peuvent faire partie de ce recours collectif.

Jessi Taylor invite d'ailleurs tous ceux et celles touchés par cette situation de contacter Justice Reproductive Nouveau-Brunswick s'ils veulent partager leur témoignage ou participer au recours collectif.

Avec les renseignements de Laurianne Croteau

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