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Une chercheuse veut outiller les policiers à intervenir auprès des personnes autistes

Un projet de recherche pourrait aider les forces de l'ordre lors de leurs interventions.

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Radio-Canada

Une chercheuse de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue veut mieux outiller les forces de l’ordre à intervenir auprès des personnes autistes

La professeure en psychoéducation Marie-Hélène Ayotte vient d’obtenir une subvention de près de 75 000 dollars pour son projet Les enjeux de l’intervention policière auprès des personnes autistes et leur famille.

C’est en côtoyant des familles d’enfants autistes lors de précédents projets de recherche que Mme Ayotte a pu constater les besoins.

J’ai pu rencontrer des parents qui me racontaient que ça n’avait pas toujours été évident les contacts avec les policiers. Souvent quand leur enfant avait été victime ou avait été témoin de quelque chose et avaient essayé de le déclarer, ce n’était pas facile. Et en contactant les policiers par la suite, eux aussi de leur côté ce n’est pas toujours évident, l’autisme c’est invisible et c’est rattaché parfois avec des réactions inattendues, explique-t-elle.

La chercheuse compte donc entrer en contact avec des parents d’enfants autistes, mais aussi avec des personnes autistes d’âge adulte.

Qu’est-ce qu’elles aimeraient avoir comme contact, c’est quoi les problèmes qu’elles rencontrent, qu’est-ce qu’on pourrait faire pour améliorer la situation, suggère-t-elle.

Elle veut aussi impliquer les corps policiers du Québec pour trouver des solutions concrètes.

C’est un projet qui me tient à coeur. C’est vraiment quelque chose que les parents veulent savoir parce qu’ils ont des inquiétudes. Je suis convaincue que les personnes autistes ont aussi des inquiétudes et les policiers de leur côté ça peut occasionner du stress aussi. J’aimerais pouvoir être utile à ces trois populations-là et pouvoir améliorer les choses, conclut Marie-Hélène Ayotte.

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