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Légionellose : la santé publique de Montréal lance un appel à la vigilance

Sept cas ont été recensés dans le sud-ouest de la ville au cours des six dernières semaines.

La bactérie responsable de la légionellose.

La légionellose est mortelle dans 10 % à 15 % des cas.

Photo : La Presse canadienne / AP / Janice Haney Carr

Après la COVID-19, la Direction régionale de la santé publique (DRSP) de Montréal s'inquiète d'une récente accumulation de cas de légionellose. D'autant plus que les deux maladies se ressemblent à certains égards.

Dans un appel à la vigilance lancé jeudi, la DRSP demande aux cliniciens de la métropole d'ouvrir l’œil afin d'identifier rapidement tout cas de légionellose, une maladie à déclaration obligatoire. Il leur est notamment demandé d'envisager un tel diagnostic lors de l'évaluation de tout patient hospitalisé en raison d'une pneumonie.

C'est que la DRSP enquête actuellement sur un agrégat de sept cas recensés au cours des six dernières semaines dans un rayon de 8,5 kilomètres dans le sud-ouest de Montréal. Aucune source n'a été identifiée pour l'instant, mais la probabilité d'une source environnementale commune ne peut pas être exclue à ce stade-ci, écrit-elle.

La zone touchée s'étend notamment aux secteurs de LaSalle, de Saint-Henri et de Ville-Émard.

Une ressemblance fortuite

Tout comme la COVID-19, la légionellose peut causer une pneumonie, ce qui laisse croire aux autorités sanitaires que certains cas pourraient ne pas avoir été diagnostiqués ces derniers mois.

Cette confusion entre les deux maladies pourrait expliquer pourquoi la DRSP n'a compté que 14 cas de légionellose cette année à Montréal, alors que 56 cas ont été détectés en 2019.

Médecin-conseil à la DRSP, Geneviève Cadieux évoque une sous-détection de la légionellose causée, probablement, par la pandémie de COVID-19.

On a à peu près 50 % moins de cas qu'on s'attendrait à recevoir d'habitude si on se base sur les quatre dernières années, par exemple – et ce n'est pas propre à Montréal, c'est vu à travers le monde, certifie-t-elle.

La légionellose, aussi connue comme « la maladie du légionnaire », n'est pas contagieuse.

La transmission survient par l’inhalation d’un aérosol d’eau contaminée [par la bactérie] provenant, par exemple, d’une tour de refroidissement à l’eau, d’un spa, d’une douche ou par aspiration d’eau contaminée, illustre la DRSP dans son appel à la vigilance.

La maladie est particulièrement dangereuse. Sa létalité est d'environ 10 % à 15 %.

Les gens qui sont affectés par la légionellose, à la base, ce sont des gens qui sont plus vulnérables, explique la Dre Cadieux.

Les personnes âgées; les personnes qui ont des maladies chroniques au cœur, aux poumons ou aux reins; les personnes qui sont immunodéprimées; et les personnes qui fument beaucoup ou qui boivent beaucoup d'alcool seraient plus à risque, dit-elle, de développer une pneumonie à cause de la légionellose.

Avec la collaboration de Rémi Authier

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