•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des restaurateurs de Sept-Îles risquent de fermer les fours, faute de personnel

Deux cuisiniers aux fourneaux dans les cuisines d'un restaurant.

Des restaurants de Sept-Îles peinent à recruter des employés.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La pénurie de main-d'œuvre qui perdure depuis quelques années au Québec semble atteindre de nouveaux sommets. Pour plusieurs restaurateurs de Sept-Îles, le retour des employés saisonniers aux études n'arrange pas les choses.

À l'approche de la rentrée, la propriétaire du Marché MelLau, Laurence Bérubé, voit le nombre de ses employés diminuer de moitié. Malgré ses recherches pour pourvoir ces postes, elle n'a reçu qu’une seule candidature.

Mon besoin est vraiment criant pour la semaine prochaine, donc je suis un petit peu en panique parce que je ne sais pas ce que je vais faire.

La propriétaire du marché MelLau, Laurence Bérubé

La propriétaire du marché MelLau, Laurence Bérubé

Photo : Radio-Canada

Laurence Bérubé cherche désespérément une solution.

« Il va falloir que je coupe quelque part, mais je ne sais pas où... Sur mes heures d'ouverture? Ça va être difficile. Sur des journées de congé? Couper sur une partie d'un service que j'offre, mais qui fonctionne super bien? Je ne sais pas! »

— Une citation de  Laurence Bérubé, propriétaire du Marché MeLau

Laurence Bérubé envisage d’augmenter ses propres heures de travail, probablement que c'est ce qui va arriver, mais en même temps il faut que je dorme , ajoute-t-elle. Je ne sais pas où ça va aller. Est-ce que ça va mener à la fermeture, je n’ose pas imaginer, mais en même temps, je ne peux pas faire fonctionner mon entreprise toute seule avec un autre employé plus mon plongeur.

D'autres restaurateurs de Sept-Îles ont déjà restreint leurs heures d'ouverture. C'est le cas de la Cage aux Sports qui n'ouvre que cinq jours sur sept. Le manque de personnel en cuisine a aussi contraint les propriétaires à restreindre le menu du restaurant.

De plus, l'un des quatre Tim Hortons de Sept-Îles fermera aussi ses portes samedi, pour une durée indéterminée. Le personnel sera réaffecté aux succursales avoisinantes.

Le St-Hubert de la ville est en proie aux mêmes problèmes. Nancy Hémond, qui est la gérante du restaurant depuis 22 ans, n'a jamais vu un tel besoin de personnel.

Elle estime qu'une vingtaine d'employés supplémentaires serait nécessaire pour pouvoir fonctionner normalement.

Nancy Hémond sourit à la caméra. Elle se tient devant le restaurant St-Hubert de Sept-Îles.

La gérante du St-Hubert de Sept-Îles, Nancy Hémond

Photo : Radio-Canada

J'ai un petit peu de monde, mais pas assez pour pouvoir opérer sept jours sur sept, sur mes heures normales.

En raison de cette situation, plusieurs commerçants montrent du doigt les effets pervers de la Prestation canadienne d'urgence (PCU) sur les petites entreprises de la région. Nancy Hémond reconnaît que la pénurie de main-d'œuvre ne date pas d'hier, mais comme beaucoup d'autres, elle espère que la fin de la PCU dans quatre semaines réglera une partie du problème.

Avec les information de Nicolas Lachapelle

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !