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Augmentation des démissions chez les infirmières depuis le début de la pandémie

Une infirmière portant une visière de protection marche dans une clinique de dépistage temporaire.

Une infirmière patiente entre deux tests de COVID-19.

Photo : Associated Press / Ted S. Warren

Radio-Canada

La pandémie de COVID-19, qui a entraîné l’abolition de plusieurs congés, a été la goutte qui a fait déborder le vase pour plusieurs infirmières du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Bon nombre d'entre elles ont choisi de claquer la porte en raison des conditions de travail jugées trop difficiles.

Le journal Le Devoir rapporte, vendredi, que 800 infirmières ont quitté leur emploi à Montréal à cause de la charge de travail. Dans la région, la présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean (FIQ), Julie Bouchard, confirme qu'il y a eu des démissions dans le réseau.

C’est pour une multitude de raisons, que ce soit pour une meilleure conciliation travail-famille, que ce soit pour des raisons personnelles ou encore pour le fardeau de la tâche qui est beaucoup trop lourde et la pression qu’on leur met sur les épaules en plus avec la pandémie , explique la présidente du syndicat.

Julie Bouchard craint d'ailleurs que les nombreuses démissions aient un effet d'entraînement.

Selon des données transmises par le Centre intégré universitaire de la santé et des services sociaux, il y a eu, entre le 12 mars 2020 et le 15 août 2020, 78 départs parmi les infirmières qui œuvraient au CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Parmi ces départs, 34 sont des départs à la retraite. Pour cette même période il y a eu 86 embauches.

« On est traité à coup d’arrêté ministériel , ça se dégrade. On nous oblige à travailler à temps complet. Les gens sont épuisés, partent en maladie. C’est la seule porte de sortie car les congés sont refusés. »

— Une citation de  Julie Bouchard, présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Julie Bouchard confirme aussi que plusieurs départs à la retraite ont été précipités et que de nombreux jeunes partent du réseau, car les postes ne sont pas assez attrayants.

À titre d’exemple, la fin de semaine dernière il y a eu 40 personnes qui ont dû faire du temps supplémentaire obligatoire à cause du manque de personnel sur juste une unité de soins, ajoute-t-elle.

D’après des informations de Louis Martineau.

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