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Rentrée scolaire : on répond à vos questions

Un groupe de jeunes élèves portant un masque et assis en classe.

Les élèves de la maternelle à la 8e année retourneront en classe à temps plein en septembre.

Photo : getty images/istockphoto / Halfpoint

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À quelques semaines du retour en classe, plusieurs questions demeurent en suspens en Ontario. Radio-Canada est allée à la recherche de réponses en espérant rassurer parents, enfants et personnel enseignant.

L’Ontario compte 72 conseils scolaires, dont 12 francophones, fréquentés par plus de deux millions d’étudiants inscrits dans l’ensemble de la province. Les informations fournies ci-bas se veulent générales et peuvent varier d’un établissement scolaire à l’autre.

Vous avez des questions sur la rentrée scolaire en Ontario? Posez-les dans les commentaires de cet article ou sur notre publication Facebook (Nouvelle fenêtre) et nous y répondrons.

Pourquoi ne pas tester tous les élèves et le personnel avant le retour en classe?

Deux enseignantes portant des masques sur le visage sont à l'extérieur d'une école et deux jeunes garçons se dirigent vers elles avec leurs sacs d'école. Une des deux femmes a une bouteille de désinfectant à la main.

Les conseils scolaires doivent fournir aux parents une liste de contrôle afin d'effectuer l’autodépistage quotidien de leurs enfants.

Photo : Reuters / Stephane Mahe

Bien que les tests de dépistage de la COVID-19 soient fiables dans la majorité des cas, de nombreux facteurs peuvent influencer la qualité des résultats. La Dre Dina Kulik, pédiatre et fondatrice de Kidcrew Pediatrics, ne recommande pas aux parents de faire tester leurs enfants avant la rentrée scolaire, notant que de faux négatifs sont fréquents, et ce, particulièrement chez les personnes asymptomatiques.

Je ne veux pas donner aux gens un faux sentiment de sécurité ou un faux espoir qu'ils ne sont pas infectés [par la COVID-19], explique-t-elle. La Dre Kulik se questionne par ailleurs sur la réelle efficacité des tests de dépistages chez les enfants.

Le gouvernement de l'Ontario demande cependant aux élèves et aux membres du personnel scolaire de procéder à un autodépistage des symptômes de la COVID-19 tous les jours avant de se rendre à l'école.

Que se passe-t-il si un enfant présente des symptômes du coronavirus?

Une mère s'inquiète de la température de son fils malade.

Les élèves qui ont des symptômes du coronavirus doivent rester à la maison en attendant les résultats d'un test de dépistage.

Photo : iStock / PixelsEffect

Un enfant qui présente des symptômes du coronavirus ne doit pas se rendre à l’école ni monter à bord d’un autobus scolaire. Si les symptômes se développent à l’école, il sera immédiatement mis à l’écart jusqu’à son retour à la maison.

Un élève qui reçoit un résultat positif à la COVID-19 ne peut fréquenter l'école tant qu’il n’est pas autorisé à mettre fin à sa quarantaine, conformément aux directives de la santé publique.

Il est également recommandé d’isoler l’ensemble de la famille en cas de contamination au sein du ménage ou encore si un membre de la bulle sociale a des symptômes du coronavirus.

La procédure la plus sécuritaire serait d'isoler toute personne exposée [à la COVID-19] et les personnes exposées à ces personnes, considère la Dre Kulik.

Le ministère de l'Éducation de l'Ontario précise par ailleurs qu'un nouveau système de surveillance de la santé sera mis en place en collaboration avec les bureaux de santé locaux afin d'isoler rapidement les élèves ou les membres du personnel qui présenteront des symptômes associés au coronavirus.

Une version précédente de ce texte indiquait qu'il y avait 76 conseils scolaires en Ontario. Le texte a été modifié pour préciser qu'il y en a 72, selon le ministère de l'Éducation de l'Ontario.

À quels endroits un élève est-il le plus susceptible d'être exposé à la COVID-19?

Des chaussures et des manteaux sont rangés le long du mur dans le couloir d'une école.

L'Ontario demande aux conseils scolaires d'adopter des pratiques sécuritaires dans leurs écoles, dont la circulation à sens unique dans les couloirs.

Photo : Radio-Canada / Genevieve Tardif

S’il est clair que la pratique d’activités à l’extérieur peut contribuer à réduire la propagation du coronavirus, le constat est plus variable lorsqu’il est question d’activités à l’intérieur.

La durée d'exposition, le nombre et la concentration de personnes sont des facteurs à prendre en compte dans le calcul du risque, selon la Dre Susy Hota, directrice médicale du département de prévention et de contrôle des infections au Réseau de santé universitaire.

Le passage transitoire dans un couloir avec le port d'un masque semble être une situation à risque assez faible par rapport à une salle de classe où l'on reste assis pendant des heures, croit-elle.

L'important est de porter un couvre-visage et d’éviter les espaces fermés avec beaucoup de gens et une mauvaise ventilation, selon le Dr Srinivas Murthy, spécialiste des maladies infectieuses.

En Ontario, le port du masque est obligatoire dès la 4e année dans l'ensemble des établissements scolaires. Les élèves devront également dîner en classe avec leur cohorte et les cours d’éducation physique devront être donnés à l'extérieur, dans la mesure du possible.

Est-ce risqué de prendre l’autobus scolaire?

Un chauffeur porte un masque de tissu et des lunettes au volant de son autobus scolaire.

L’Ontario encourage les élèves à recourir à d’autres formes de déplacement, lorsque possible.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Plusieurs parents ontariens dépendent du réseau de transport scolaire afin que leurs enfants puissent se rendre à l’école tous les jours. Les conditions de voyage soulèvent toutefois des craintes, notamment pour certains conducteurs d’autobus qui hésitent à reprendre le volant.

Dans son plan pour la rentrée en septembre, le gouvernement de l’Ontario indique que les autobus scolaires pourront circuler à un niveau proche de leur capacité. Pour les plus grands véhicules, cela peut représenter jusqu’à 70 élèves en même temps.

C'est une décision familiale, considère la Dre Kulik, qui a elle-même quatre enfants. C'est une période très difficile pour beaucoup de familles, et il n'y a pas de réponses parfaites.

Elle croit cependant que de bonnes pratiques sanitaires peuvent rendre les trajets scolaires beaucoup plus sécuritaires.

Si vous le pouvez, je porterais un masque, soutient la Dre Kulik, qui recommande aussi d’ouvrir les fenêtres de l’autobus et de maintenir une distance physique appropriée.

En Ontario, les élèves de la 4e à la 12e année auront l'obligation de porter un couvre-visage dans les transports scolaires. Les élèves de la maternelle à la 3e année seront encouragés à porter un masque sans que cela soit obligatoire.

Le gouvernement ontarien a également annoncé avoir débloqué des fonds pour fournir des équipements personnels de protection et pour améliorer le nettoyage des habitacles.

Les enfants et les enseignants doivent-ils changer leurs vêtements lorsqu'ils rentrent à la maison?

Un enfant porte un masque sur le visage. Il marche et a un sac à dos.

Le plus important est d'assurer une bonne hygiène des mains en tout temps.

Photo : Reuters / Leonhard Foeger

Si les médecins et le personnel soignant retirent systématiquement leurs équipements de protection avant de retourner à la maison, les experts en santé ne s’entendent pas sur la question lorsqu’il s’agit des élèves et des enseignants.

Les professionnels de la santé prennent soin de se changer, car ils travaillent en étroite collaboration avec des patients contaminés ou potentiellement infectés par la COVID-19, fait valoir le Dr Murthy. C'est une situation très différente de celle des enseignants où le risque d'exposition est beaucoup, beaucoup plus faible.

La Dre Kulik croit, au contraire, qu’on n’est jamais trop prudent lorsqu’il est question de santé publique. La meilleure option, si vous voulez être très sécuritaire, serait de changer [vos vêtements] dès votre retour à la maison, mentionne-t-elle.

À travers le temps, il a toutefois été démontré que le coronavirus ne survit pas très longtemps sur les surfaces, en particulier sur les vêtements, explique la Dre Hota. Selon elle, la meilleure pratique sanitaire est de se laver les mains soigneusement et de ne pas toucher son visage.

Les enfants pourront-ils rendre visite à leurs grands-parents?

Une femme regarde par la fenêtre ses petits-enfants.

Il est recommandé de garder une distance physique avec les personnes à risque de contracter le coronavirus.

Photo : Associated Press / Rick Bowmer

Plusieurs grands-parents ont fait part de leurs inquiétudes à l’idée de ne pas revoir leurs petits-enfants qui retourneront en classe en septembre.

Les experts de la santé recommandent aux familles d’adopter une approche prudente jusqu’à ce que l’impact de la réouverture des écoles sur la transmission du coronavirus soit plus clair.

En attendant, la chose la plus sûre serait de garder ses distances avec les personnes à risque, affirme la Dre Kulik. Elle rappelle que les personnes de 60 ans et plus sont particulièrement vulnérables face à la COVID-19.

Or, les grands-parents jouent bien souvent un rôle essentiel dans le tissu familial que ce soit pour aller chercher les enfants après l'école ou encore pour les aider avec leurs devoirs.

Dans ces cas, la Dre Kulik recommande aux grands-parents de porter un masque, de garder autant que possible une distance physique, de bien se laver les mains et d’éviter de faire entrer les enfants dans la maison.

Le mot d’ordre n’est donc pas d’empêcher tout contact avec les grands-parents, mais de prendre les précautions nécessaires afin d’assurer leur santé et sécurité.

Avec des informations de CBC

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