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Archives

50 ans de conservation de la nature au Parc national de la Mauricie

Un homme qui regarde avec des jumelles sur un lac.

Des mesures de protection du plongeon huard sont mises en place dès 1987 par des biologistes au Parc national de la Mauricie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Parc national de la Mauricie célèbre son 50e anniversaire. Depuis le tout début, le parc s’est donné comme mission de conserver et de restaurer la faune et la flore de la forêt mauricienne, longtemps malmenées par les coupes forestières et la pratique de la drave. Nos archives témoignent des efforts de protection et de conservation au Parc national de la Mauricie.

C’est le 22 août 1970 que Claire Kirkland-Casgrain, ministre du Tourisme et de la pêche du Québec et Jean Chrétien, député de Saint-Maurice et ministre fédéral des Affaires indiennes et du développement du Nord, signent l’entente constituant le Parc national de la Mauricie. Un territoire protégé s’entendant sur 549 km2.

Au 19e et au 20e siècle, plusieurs communautés tiraient leur gagne-pain de la forêt. Les coupes forestières et la drave ont mis à mal certaines espèces animales et végétales de la forêt mauricienne. Les coupes ont cessé dès la création du parc. 100 000 billes de bois furent retirées de 20 lacs.

Plusieurs années seront nécessaires à la construction des infrastructures pouvant accueillir les visiteurs.

Lors de son inauguration officielle le 6 septembre 1981, Parcs Canada évalue que la construction du parc est terminée à 85 %.

La Semaine verte, 1er juin 1986

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La Semaine verte, 1er juin 1986

Le 1er juin 1986, La Semaine verte nous fait découvrir le Parc National de la Mauricie. Dans leur reportage, le journaliste André Laprise et le narrateur Jacques Clermont font état de la beauté et de l’immensité des lieux.

Une randonnée à bicyclette ou une simple promenade à pied offrent des paysages ressourçants, qui permettent d’apprécier la plénitude de la nature.

Jacques Clermont, narrateur

Le parc abrite 150 lacs et cours d’eau. Issus de la fonte des glaciers, les nombreux lacs du parc de la Mauricie assurent la vie de nombreux microorganismes, plantes, insectes, poissons et amphibiens.

La forêt du parc de la Mauricie se veut une forêt de transition où se mêlent feuillus et conifères. Épinettes rouges, sapins baumiers, hêtres, bouleaux et érables forment une impressionnante mosaïque.

Jusqu’au 19e siècle, le pin blanc était un symbole de la forêt mauricienne. Il occupait 14 % de son territoire. Cette espèce peine à se remettre des ravages causés par l’exploitation forestière et ne compte au début des années 2000 que pour 1 % du couvert forestier.

Le 18 juillet 2004, une équipe de Découverte se rend au Parc national de la Mauricie pour constater les efforts des scientifiques pour la régénération du pin blanc.

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Découverte, 18 juillet 2004

La journaliste Marianne Boire observe le travail de Raymond Quenneville, spécialiste de la gestion du feu à Parc Canada.

Depuis le milieu des années 1990, des chercheurs brûlent volontairement une partie du parc national de la Mauricie. Le feu est un élément essentiel à la régénération du pin blanc.

Le feu est un phénomène naturel qui joue un rôle très important dans l’écosystème forestier, le pin blanc et le chêne rouge en ont besoin pour assurer leur peuplement.

Charles Tisseyre, animateur

Après le passage du feu, les sapins baumiers sont éliminés, mais les grands pins blancs, eux, résistent au passage des feux de forêt. L’opération est délicate, le feu doit suivre une trajectoire précise et d’autres lignes coupe-feu l’entourent pour contrôler son cheminement. Il faut empêcher tous débordements.

Michel Theriault et Raymond Quenneville ont commencé leur expérience de régénération du pin blanc aux abords du lac Moucheté en 1994. Dix ans plus tard, les chercheurs sont à même de constater la pousse de plusieurs petits pins blanc. On parle d’environ 16 000 tiges à l’hectare.

Les biologistes du parc de la Mauricie travaillent également au repeuplement de certaines espèces animales. L’ours noir a vu sa population augmenter au cours des dernières années et l’omble fontaine ou truite mouchetée a été réintroduite dans les lacs du parc.

Lors de son passage au Parc national de la Mauricie, l’équipe de Découverte observe que le plongeon huard bénéficie également de mesures de protection pour favoriser sa reproduction.

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Découverte, 18 juillet 2004

Des mesures de protection du huard sont mises en place dès 1987.

Dans le reportage, Denis Masse, un biologiste de la faune, effectue l’inventaire des huards dans le parc. Le seul suivi à très long terme d’une population de huards au Canada.

Il constate que la ponte est tardive cette année-là. Pluies acides, pollution atmosphérique, présence humaine, plusieurs raisons expliquent le déclin de la reproduction.

Dans la baie des Onze Îles, on retrouve un sanctuaire, une zone réservée aux huards. Pour protéger le plongeon huard, le parc de la Mauricie a réduit le nombre de pêcheurs et mis des pancartes pour éloigner les canoteurs des zones de reproduction.

D’autres espèces fauniques du parc font l’objet d'une protection particulière. C’est le cas du loup de l’Est et de la tortue des bois.

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