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Marguerite Blais refuse d’assumer toute la responsabilité des CHSLD

La ministre Marguerite Blais, à Québec.

La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, refuse qu'on lui impute les décisions prises par le passé dans les CHSLD, mais reconnaît qu'elle a une part de responsabilité.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a été malmenée vendredi par les partis d'opposition concernant sa gestion de la pandémie dans les Centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) du Québec.

On a un des pires bilans de la planète en ce qui a trait aux décès de nos aînés, alors c’est plus qu’un échec, a déclaré vendredi en commission parlementaire la députée libérale Monique Sauvé, porte-parole de l'opposition officielle pour les aînés et les proches aidants.

Sur les quelque 5700 décès que compte la province, 80 % touchent des aînés morts en CHSLD, souvent loin de leurs proches, a souligné la députée. J'entends que la population n'a plus très confiance en la ministre, qui a un grand travail à faire pour rétablir cette confiance, a ajouté Mme Sauvé, en conférence de presse.

En réponse, Mme Blais a convenu que c'est vrai qu'on n'a pas tellement un beau bilan concernant nos aînés qui sont décédés dans nos CHSLD. Si elle a de nouveau reconnu qu'elle avait une part de responsabilité, elle a ajouté qu'on ne pouvait lui imputer l'inaction des 30 ou 40 dernières années.

Si on n'avait pas coupé 1300 postes en santé publique, on n'aurait pas eu toutes ces difficultés.

Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants

La ministre Blais faisait ainsi référence aux coupes effectuées sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard, en 2015, dans le cadre de la réorganisation du système de santé, période où elle faisait partie du gouvernement en tant que ministre de la Famille et des Aînés.

Oui je le regrette, a-t-elle par la suite répondu au député de Gouin, Gabriel Nadeau Dubois, qui la questionnait sur son vote en faveur du budget libéral qui allait entériner ces coupures.

Elle a aussi souligné que le fait d’interdire l’entrée des CHSLD aux proches aidants fait partie d’un plan de lutte qui date de 2006.

Politisées les Maisons pour aînés?

Interrogée sur la hausse des coûts dans le dossier des nouvelles Maisons des aînés qui ont vu leur budget passer de 1 milliard de dollars à 1,5 milliard, la ministre Blais s’est voulue rassurante.

Elle explique cette hausse par la volonté de construire des maisons plus petites et plus nombreuses (de 30 à 46) que prévu et par l’amélioration de la ventilation, mais aussi par l’augmentation de la taille des cuisines, des vestiaires et des toilettes du personnel, ce qui permettra indirectement de protéger les aînés contre des pandémies ou des infections, selon la ministre.

Mme Blais a a également dû s'expliquer au sujet du coût d'acquisition des terrains, parfois deux fois plus élevé que leur évaluation municipale.Il lui a aussi fallu défendre le choix de construire des Maisons des aînés dans les Laurentides plutôt qu'à Montréal.

Madame Sauvé présente un graphique.

La député libérale Monique Sauvé en commission parlementaire.

Photo : Radio-Canada

Alors que la ministre des Aînés avait promis dans les médias que les nouvelles maisons seraient déployées en proportion des listes d’attente, région par région, l’opposition officielle a fait ses propres calculs. Pour Montréal, où il y a près de 600 personnes qui sont sur la liste d’attente, il y a zéro Maison des aînés (prévues), a déploré la députée Monique Sauvé. La CAQ ne compte qu’un seul député parmi les 27 circonscriptions de Montréal.

C’est faux de dire qu’on ne fait pas de Maisons des aînés à Montréal, on les reconstruit, on les rénove, a répondu la ministre en évoquant notamment un projet de maison le long du terrain de l’Hôpital Notre-Dame. Elle a en outre précisé que ces projets se basaient sur des projections de vieillissement.

Marguerite Blais a aussi assuré, qu’en cas de deuxième vague, elle s’assurerait que les 100 000 personnes qui reçoivent de l’aide à domicile pourront continuer de recevoir des services d’hygiène personnelle et d’entretien ménager.

Même philosophie pour ce qui est d'un éventuel reconfinement des aînés. On va vouloir que les aînés restent autonomes le plus possible, donc on va faire les choses différemment, a répondu Mme Blais à une question du député de Rimouski, Harold Lebel.

Avec les informations de La Presse canadienne

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