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Deuxième vague en Abitibi-Témiscamingue : « le plus grand enjeu, c’est la main-d'oeuvre »

Le centre hospitalier de Rouyn-Noranda.

L'Hôpital de Rouyn-Noranda (archives)

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent Bouchard

Annie-Claude Luneau

Comme partout ailleurs au Québec, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue se prépare à la venue possible d’une deuxième vague de la pandémie de COVID-19.

Le plus grand enjeu auquel on risque d’être confronté, c’est réellement la disponibilité de la main-d’oeuvre, a expliqué d’entrée de jeu la présidente-directrice générale du CISSS, Caroline Roy, lors du point de presse hebdomadaire des autorités sanitaires locales jeudi après-midi.

Les besoins se font surtout sentir chez le personnel infirmier et les préposés aux bénéficiaires.

Ce sont environ 130 infirmières qui nous manqueraient pour dire qu’on comble l’ensemble de nos besoins actuellement, mais aussi à venir, parce qu’on sait que dans la prochaine année, on a plusieurs départs à la retraite. Pour les préposés aux bénéficiaires, c’est environ 160, c’est sûr qu’avec l’arrivée et l’embauche des préposés en CHSLD, et on en aura 92 si tout le monde complète avec succès en région, là ça nous enlève une pression importante, complète Mme Roy.

Québec a aussi annoncé cette semaine dans la présentation de son plan d’action en vue d’une deuxième vague qu’un responsable devait être nommé pour chaque CHSLD.

Dans la région, 7 des 9 CHSLD ont déjà un directeur sur place. Pour les deux autres, ceux de Témiscaming-Kipawa et Senneterre, des assistants-chefs, qui ne sont pas cadres, sont en poste. Le CISSS attend une confirmation du ministère que ces employés pourront agir à titre de responsable.

Situation stable

La situation est stable dans la région depuis plusieurs semaines. Il n’y a eu aucun nouveau cas depuis près de trois semaines et seulement 13 nouveaux cas depuis le 1er juin.

Il ne faut cependant pas baisser la garde, préviennent les autorités de santé publique. Le CISSS veut aussi être prêt à augmenter rapidement son offre de dépistage, si nécessaire.

À partir du moment où ça se présente, il faut être prêt à faire du dépistage accessible, agile, en réponse aux besoins des demandes de dépistage pour circonscrire les éclosions et connaître aussi comment le virus se transmet dans notre région. Ça, on s’assure déjà de le faire en mettant en place des cliniques de dépistage, en augmentant notre offre de dépistage dans la région et éventuellement, et ça va venir assez rapidement, une offre de dépistage sans rendez-vous pour la population dans chacun des territoires, a mentionné Caroline Roy.

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