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Cours extérieurs et campus renouvelé pour la rentrée à l’Université de Sherbrooke

Un auditorium naturel extérieur fait de pierre, sur le site de l'université de Sherbrooke

L'auditorium naturel en plein air, situé sur le campus, permettra de réunir un total de 100 étudiants.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Radio-Canada

L'Université de Sherbrooke (UdeS) se prépare à une rentrée particulière pour le retour en classe en temps de pandémie de ses 16 000 étudiants. Onze sites extérieurs et cinq sites hors campus ont été prévus pour respecter les règles sanitaires et permettre aux étudiants de retourner sur les bancs d’école.

Pour l’occasion, un total de 7200 employés, professeurs, chargés de cours et spécialistes seront à l'embauche pour s’assurer que la session d’automne, qui débutera le 31 août, soit un succès.

Avec son campus renouvelé, l'idée de l’Université de Sherbrooke était de permettre un maximum d’activités en présentiel, afin d'avoir un maximum d’étudiants.

Pour répondre à cet objectif, on va utiliser au maximum l’espace présent sur le campus. À l’intérieur et à l’extérieur. On va aussi utiliser des sites à l'extérieur du campus.

Une citation de :Christine Hudon, vice-rectrice aux études de l'université de Sherbrooke

À titre indicatif, Christine Hudon précise que le plus petit de ces sites permettra d'accueillir 16 personnes à la fois, alors que le plus gros, un auditorium naturel en plein air, situé sur le campus, permettra d'accueillir un total de 100 étudiants.

Du côté des professeurs, ça fonctionne sur une base volontaire. C’est-à-dire que les professeurs doivent vouloir l’utiliser. L’espace doit être réservé, poursuit Mme Hudon. Ce qu’on encourage, ce sont les modes de pédagogie active, comme avec les travaux d’équipe.

Pour l’instant, l'UdeS n’est pas en mesure de chiffrer les coûts pour la réalisation pour ce campus renouvelé, mais Christine Hudon estime qu’environ 60 % des activités vont se donner en présentiel, mais sur des plages écourtées.

Concernant les imprévisibles aléas de la météo, la vice-rectrice aux études dit que l’Université a développé sa stratégie en fonction des mois de septembre et d’octobre, généralement cléments.

On a évalué qu’en général la météo est favorable 75 % du temps dans ces mois-là, mais on va toujours avoir un ''plan B''.

Une citation de :Christine Hudon, vice-rectrice aux études de l'Université de Sherbrooke

Questionnée sur la possibilité de voir une éclosion miner les projets de l’Université, commec’est le cas au Centre Saint-Michel, elle s’est montrée rassurante.

On est prêt. On a nos spécialistes des mesures d’urgences. On a mis en place des protocoles, et sur le plan de l'enseignement, les équipes sont prêtes à faire place à des plans [alternatifs].

Mme Hudon mentionne notamment un éventuel retour à l'enseignement virtuel, si le besoin se faisait sentir.

Un enseignement qui tire profit du campus

Jean Philippe Ayotte-Beaudet est professeur à la faculté d'éducation. Il est impliqué dans le processus de planification depuis le mois de mai à titre de responsable de la coordination pédagogique. Sa mission est de trouver une manière de diversifier l’enseignement pour recréer l'environnement pédagogique idéal.

Le but est de tirer avantage de la réalité des sites d’enseignement offerts par l'Université cet automne, explique-t-il.

On peut avoir des cours d'architecture où on peut se promener sur le campus. En psychologie sociale, on pourrait faire l'étude du comportement humain sur le campus. On a une grande variété d'activités qui vont être dévoilées.

Selon lui, la crise aura eu l’effet positif de renouveler l'offre pédagogique. Surtout que le Québec vit un engouement pour l’enseignement en plein air depuis quelques années, indique-t-il.

C’est l'opportunité à l’Université de Sherbrooke de développer cette expertise-là, de déployer des formules d'éducation en plein air dans le contexte de l'enseignement supérieur.

Une citation de :Jean Philippe Ayotte-Beaudet, professeur à la faculté d'éducation

Un campus historique

André Marquis, vice-doyen à la faculté des lettres et sciences humaines, indique que les cours de la faculté, généralement avec des classes plus populeuses, pourront utiliser la chapelle et la nef rendues disponibles par le couvent des Petites Soeurs de la Sainte-Famille, à un jet de pierre du campus principal de l'université.

Une classe alternative, avec écran géant et bureaux qui respectent la distanciation physique, a été aménagée dans la chapelle du couvent des Petites soeurs de la Sainte Famille.

La chapelle et la nef du couvent des Petites Soeurs de la Sainte-Famille seront rendues disponibles pour l'enseignement.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Si l'idée semble plaire, comme l'espace est vaste, il avoue qu'elle a engendré certains problèmes de logistique, notamment au niveau du son.

On a des techniciens qui sont venus regarder ça, pour s’assurer que ça soit agréable. Évidemment, quand on enseigne, l’important c’est de faire passer la matière et le contenu.

Selon lui, l’idée crée beaucoup d'enthousiasme, surtout auprès des professeurs, qui, tout comme les élèves, ont été invités à visiter les lieux.

Ça crée beaucoup d'enthousiasme, mais comme toute nouveauté, les gens sont un petit peu anxieux. Mais ça va être des souvenirs impérissables, croit-il.

Avec les informations de Guylaine Charette

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