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Notre système aurait-il déjà abrité deux soleils?

Représentation artistique du système binaire HD 98800BaBb.

Représentation artistique du système binaire HD 98800BaBb.

Photo : Université de Warwick/Mark Garlick

Radio-Canada

Une autre étoile accompagnait notre Soleil tout au début de la formation de notre système, affirment deux astrophysiciens de l’Université Harvard, aux États-Unis.

La masse de cet astre aujourd’hui disparu était semblable à celle du Soleil au même moment alors que notre système n’était qu’un nuage moléculaire, affirment Avi Loeb et Amir Siraj dans leurs travaux publiés dans les Astrophysical Journal Letters (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Cette hypothèse permet, selon eux, d’expliquer la présence du nuage de Oort aux confins du système solaire, mais aussi l’existence d’une 9e planète.

Composé de milliards de roches recouvertes de glace, le nuage de Oort se trouve au-delà de la ceinture de Kuiper à la limite gravitationnelle de notre système. Cette région serait à l’origine des comètes.

Le nuage d'Oort entoure notre système solaire.

Le nuage d'Oort entoure notre système solaire.

Photo : Calvin Hamilton

Ce n'est pas la première fois qu'une telle théorie est avancée. En 2017, les professeurs Steven Stahler, de l’Université de la Californie à Berkeley, et Sarah Sadavoy, de l’Université Harvard, estimaient que pratiquement toutes les étoiles semblables à la nôtre naissent avec au moins une jumelle.

Un système binaire

Les auteurs des présents travaux estiment que la présence d’un système binaire à la naissance du système solaire expliquerait entre autres la densité du nuage de Oort, puisque ce type de système a tendance à attirer et à capturer plus de matière et d’objets que ceux composés d’une seule étoile.

Illustration montrant un système binaire d'étoiles.

Un système binaire d'étoiles.

Photo : Université de la Californie à Berkeley

Notre modèle prédit la surabondance de planètes naines, découvertes par le Legacy Survey of Space and Time, ayant des orbites similaires à la 9e planète, qui résulterait de la capture par le binaire stellaire, expliquent les chercheurs.

En outre, selon les chercheurs, les objets de la partie extérieure du nuage de Oort pourraient avoir joué un rôle important dans l’évolution de notre planète, comme l’arrivée sur Terre de l’eau ou même l’extinction des dinosaures.

Il est important de comprendre leurs origines, insistent-ils.

Illustration graphique d'une planète mystérieuse dans l'univers.

Depuis 2016, des astrophysiciens évoquent l'existence d'une neuvième planète dans notre système solaire.

Photo : getty images/istockphoto

Il faut rappeler que l’existence d’une 9e planète dans notre système n’est toujours pas confirmée, et qu’elle est contestée dans la communauté scientifique. Certains astrophysiciens pensent même qu’il pourrait s’agir d’un trou noir.

Qu’est-il advenu de cette autre étoile?

L’une des explications avancées par les chercheurs pour expliquer la disparition de la seconde étoile est qu’elle ait pu être attirée par le champ gravitationnel d’autres objets de passage lors de la formation précoce de notre système solaire, peut-être même par d’autres systèmes stellaires.

Une chose est certaine, selon les auteurs, le système binaire a pu mener à la création de l’enveloppe extérieure d’objets de notre système solaire.

La compagne du Soleil, disparue depuis des milliards d’années, pourrait maintenant se trouver n’importe où dans notre galaxie, la Voie lactée.

Dans les travaux publiés en 2017, les scientifiques estimaient que cette étoile nommée Nemesis se trouverait aujourd’hui 17 fois plus loin que la plus distante des planètes de notre système, qui est Neptune.

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