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Dépistage obligatoire en N.-É. pour les étudiants de l’extérieur de la bulle atlantique

Photo devant l'Université Sainte-Anne le 1er novembre 2019.

L'Université Sainte-Anne à Pointe-de-l'Église en Nouvelle-Écosse

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Kassandra Nadeau-Lamarche

À l'approche de la rentrée, les établissements d’enseignement supérieur se préparent à accueillir les étudiants de l’extérieur de la bulle atlantique. En Nouvelle-Écosse, le premier ministre Stephen McNeil obligera les étudiants à subir des tests de dépistage de la COVID-19 à leur arrivée.

Selon Stephen McNeil, ce sont des milliers d’étudiants qui s’apprêtent à revenir dans la province pour commencer une nouvelle année scolaire.

Afin de diminuer les risques d’éclosion liés à leur arrivée, les étudiants de l’extérieur des provinces atlantiques devront suivre les consignes d’isolement de 14 jours.

Tests de dépistage obligatoires

En plus de l’isolement, les étudiants devront se soumettre à un test de dépistage de la COVID-19 à trois reprises pendant leur période de quarantaine. Même si les résultats des tests sont négatifs, les étudiants devront continuer leur isolement. Ils ne pourront donc pas se rendre en classe avant la fin de cette période.

Gros plan sur des mains gantées qui tiennent du matériel médical.

Les étudiants devront subir trois tests de dépistage de la COVID-19 (archives).

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Ces exigences s’appliquent à tous les étudiants des universités et collèges de la province, qu’ils demeurent sur le campus ou à l’extérieur.

Ce seront les établissements qui devront communiquer avec les étudiants pour les aviser du processus relatif aux tests de dépistage et pour répondre à leurs questions.

La Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse mettra sur pied des centres de dépistage supplémentaires, au besoin, pour effectuer les tests de dépistage des étudiants pendant leur période d'isolement.

Chaque campus aura son site de dépistage, assure Stephen McNeil. Ils sauront qui sont ces jeunes lorsqu’ils arriveront, et le processus de dépistage débutera dès leur arrivée ici.

Le premier ministre assure que la province a amplement la capacité d’effectuer un nombre supplémentaire de tests.

Students Nova Scotia (Étudiants Nouvelle-Écosse) est la plus grande organisation de défense des étudiants dans la province.

L’organisme est soulagé par l’annonce du premier ministre. Alors que mon propre établissement [l’Université Saint Mary’s] offrira ses cours en ligne, les étudiants reviendront dans la province pour diverses raisons, explique la présidente de l’organisme, Samantha Graham.

Nous devons donc faire tout ce que nous pouvons pour protéger les étudiants qui reviennent, y compris en offrant des tests gratuits et accessibles, ajoute-t-elle.

Allister Surette, recteur et vice-chancelier de l'Université Sainte-Anne, accueille favorablement la mise en place de cette mesure.

La bulle atlantique existe toujours, alors il faut faire le nécessaire pour les étudiants qui nous arrivent hors de l’Atlantique. Et ça semble être un groupe d’âge qui est à plus haut risque par rapport à la COVID, fait-il valoir.

On doit s’assurer de minimiser le risque pour la communauté universitaire, mais aussi pour nos communautés.

L’Université Sainte-Anne compte environ 540 étudiants à temps plein, mais très peu de l’extérieur de l’Atlantique. D'après les chiffres fournis par le recteur, une quarantaine d'étudiants se trouveraient à l'extérieur des provinces atlantiques au moment d'arriver sur le territoire, et seulement deux proviendraient de l'étranger. Ce sont ces 30-40 étudiants là qui seront touchés par l'annonce, dit M. Surette.

Allister Surette devant un tableau représentant l'Université sur laquelle flotte un drapeau de l'Acadie.

Allister Surette est recteur de l'Université Sainte-Anne (archives).

Photo : CBC

Malgré les restrictions engendrées par la pandémie, le recteur estime que le nombre d'inscriptions est semblable cette année à celui de l'an dernier. Les demandes d'admission sont comparables à l'année dernière, ce qui est un peu drôle. Mais reste à voir combien d'étudiants vont venir physiquement sur notre campus, indique-t-il, en précisant que l'université est « prête ».

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