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50 jours plus tard, quel avenir pour la bulle atlantique?

File de voitures et de camions sur l'autoroute.

Des véhicules à Aulac, près de la frontière du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. La bulle atlantique est en vigueur depuis le 3 juillet.

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

Cinquante jours après la création de la bulle atlantique, l’avenir de l’entente entre les quatre provinces les plus à l’est du pays semble de moins en moins certain.

Les gouvernements de Terre-Neuve-et-Labrador, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard semblent satisfaits du pacte conclu avec la Nouvelle-Écosse pour permettre à leurs résidents de circuler sans s’auto-isoler.

Mais le premier ministre néo-écossais, Stephen McNeil, ne cesse de répéter que sa province doit prioriser son économie et pourrait se rouvrir au reste du Canada sans l'appui des autres membres de la bulle.

Ce serait évidemment l’idéal de prendre une décision ensemble, a concédé M. McNeil en point de presse jeudi. La santé publique va continuer de nous guider [...] Mais si la santé publique des autres provinces n’est pas prête et que la nôtre nous donne le feu vert, nous franchirons potentiellement cette étape tout seuls.

Stephen McNeil devant un drapeau de la Nouvelle-Écosse et un écran de télévision.

Stephen McNeil, premier ministre de la Nouvelle-Écosse

Photo : Gouvernement de la Nouvelle-Écosse

C’est un discours complètement différent que celui des autorités à l’Île-du-Prince-Édouard. La Dre Heather Morrison, médecin hygiéniste en chef de l’île, a annoncé mercredi qu’elle ne prévoyait pas de bulle canadienne sans restrictions sur l’auto-isolement dans les prochaines semaines.

À Terre-Neuve-et-Labrador, le ministre de la Santé a également signalé cette semaine qu’il n’y avait aucune mise à jour par rapport à l'agrandissement de la bulle. John Haggie a aussi laissé entendre que les élections aux Nouveau-Brunswick rendaient vraisemblablement impossibles des changements aux contrôles frontaliers d’ici l’assermentation d’un nouveau premier ministre néo-brunswickois.

La décision sur la bulle atlantique a été une décision du Conseil des premiers ministres de l’Atlantique, en collaboration avec la santé publique, et je dirais qu’il serait difficile d’avoir une déclaration définitive du Nouveau-Brunswick [à ce sujet] s’il respecte la convention de transition comme nous le respectons, a-t-il suggéré.

John Haggie en entrevue dans un couloir de l'édifice de l'Assemblée législative.

Le ministre de la Santé de Terre-Neuve-et-Labrador, John Haggie

Photo : CBC/Ted Dillon

En vertu de la convention de transition, dès le déclenchement des élections, le gouvernement sortant ne peut pas présumer qu’il aura la confiance du Parlement après le scrutin. Le gouvernement doit donc faire preuve de retenue pendant la campagne électorale. La convention prend fin lorsque le prochain premier ministre est assermenté.

Rien à l'horizon en ce moment

En point de presse jeudi à Bouctouche, le chef du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a assuré qu’il pourrait toujours négocier des modifications aux contrôles frontaliers avec les autres provinces, mais qu’il n’a pour le moment aucune intention de le faire.

Je crois que j’ai toujours le pouvoir de participer [aux discussions], mais il n’y a rien à l’horizon en ce moment, a affirmé M. Higgs.

Toutes les provinces partagent généralement le même point de vue, a-t-il poursuivi. Le public veut qu’on garde la bulle et [c']était évident lors des dernières discussions avec les premiers ministres.

À ce point, je n’ai rien de planifié.

Peu de changements depuis le début juillet

Depuis le 3 juillet dernier, les résidents de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick peuvent entrer dans l’une des trois autres provinces sans se mettre en quarantaine.

Lors de la création de la bulle, l’ancien premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, avait laissé entendre qu’une bulle canadienne serait réalisable vers la mi-juillet, mais a fait marche arrière quelques jours plus tard.

Les seuls changements aux restrictions frontalières en Atlantique depuis l’annonce de la bulle concernent les résidents des villes limitrophes en Gaspésie et dans le Nord du Québec, qui peuvent maintenant franchir la frontière, mais qui ne peuvent pas passer la nuit.

Jeudi, Stephen McNeil ne voulait pas donner de date pour la réouverture de la Nouvelle-Écosse aux voyageurs du reste du Canada. Il a indiqué que sa priorité actuelle est l'accueil et l’isolement des étudiants universitaires, qui retourneront en Nouvelle-Écosse pour la session d'automne.

Comme j’ai déjà répété, nous avons déjà travaillé en équipe pour créer la bulle atlantique, mais ce ne sera pas nécessairement notre façon de faire à l’avenir, a-t-il conclu.

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