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Depuis plus de 140 ans, Casavant Frères se fait remarquer comme facteur d’orgues

Vue partielle de la façade de l'orgue de la Maison symphonique de Montréal, construit par Casavant Frères.

Le facteur d'orgues Casavant Frères a été fondé en 1879 et possède une réputation internationale.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'entreprise Casavant Frères de Saint-Hyacinthe au Québec s’est taillé une réputation d’excellence dans le monde de la musique. Radio-Canada a suivi l’évolution de ce facteur d’orgues au cours des années.

De forgeron à facteur d’orgues

Il [Joseph Casavant] a appris son métier en lisant un vieux mémoire d’un moine bénédictin du 18e siècle.

Mathieu-Robert Sauvé, 1995

En 1834, Joseph Casavant se fait déshériter par son père.

La raison? Alors qu’il est un forgeron établi, Joseph Casavant abandonne tout pour étudier la musique.

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Les temps modernes, 12 mai 1995

C’est l’histoire de Joseph Casavant qu’a racontée l’auteur et biographe Mathieu-Robert Sauvé à David Marielle, l’animateur de l’émission Les temps modernes le 12 mai 1995.

Rien ne prédestine Joseph Casavant à devenir facteur d’orgues.

Pourtant, en 1834, à l’âge de 27 ans, il quitte Saint-Hyacinthe pour aller étudier la musique au séminaire de Sainte-Thérèse.

S’il se montre un piètre musicien, Joseph Casavant se révèle avoir énormément de talent pour la construction d’orgues.

Il s’initie à cet art en lisant les travaux de Dom François de Bedos de Celles, un moine bénédictin qui a vécu au 18e siècle.

C’est en suivant les explications du moine que Joseph Casavant réussit à terminer un orgue qui se trouvait à Sainte-Thérèse.

Au fil des années, la réputation de facteur d’orgues de Joseph Casavant grandit.

À sa mort en 1874, il avait construit 17 orgues, dont celui de la cathédrale de Bytown (ancien nom de la ville d'Ottawa).

La plupart des orgues construits par Joseph Casavant sont malheureusement aujourd’hui détruits.

Avant de mourir, Joseph Casavant s’assure que ces deux jeunes fils, Samuel et Joseph-Claver, apprennent le métier de facteurs d’orgues.

Ce sont ceux-ci qui créeront la facture d’orgues Casavant Frères en 1879.

Un travail délicat

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Canada magazine, 1963

En 1963, Canada Magazine réalise un reportage sur les ateliers de la facture d’orgues Casavant Frères.

On y voit les différentes étapes de la conception d’un orgue, du coulage des métaux servant à la fabrication des tuyaux à l’harmonisation de l’instrument.

On comprend au visionnement de ce reportage que, construire des orgues, c’est un travail d’équipe qui exige des connaissances en ingénierie du son et en musique.

À cette époque, Casavant Frères pouvait s’enorgueillir d’avoir construit 2700 orgues que l’on retrouvait un peu partout dans le monde.

Un casse-tête à la Maison symphonique de Montréal

L’orgue de l’Orchestre symphonique de Montréal est une extraordinaire machine à produire du son. Ses tuyaux semblent flotter dans l’espace.

André Bernard, 2014

Le 28 mai 2014, la Maison symphonique de Montréal inaugure son grand orgue construit par Casavant Frères.

C’est le 3900e instrument conçu par le facteur de Saint-Hyacinthe.

L’instrument, baptisé Pierre-Béique en l’honneur du fondateur et premier directeur général de l’Orchestre symphonique de Montréal, est entièrement payé par la mécène Jacqueline Desmarais.

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Découverte, 25 mai 2014

L’histoire de la conception et de l’installation de l’orgue Pierre-Béique dans la salle de concert de la Maison symphonique de Montréal est racontée par le journaliste André Bernard et le réalisateur Yves Lévesque dans un reportage à Découverte, le 25 mai 2014.

Cet orgue est un chef-d’œuvre.

Il pèse 25 tonnes et possède 6489 tuyaux de tailles diverses qui lui procurent un registre de 10 octaves.

L'orgue est un véritable orchestre à l'intérieur de l'orchestre.

Sur sa façade, plusieurs tuyaux semblent flotter dans les airs.

Cette allure spectaculaire a donné bien des maux de tête aux concepteurs chez le facteur d’orgues.

Il y a eu en effet beaucoup de travail et d’imprévus techniques pour finaliser l’instrument.

Tous les tuyaux sont faits à la main et travaillés pour obtenir un son très précis.

On a monté le mastodonte une première fois dans les ateliers de Saint-Hyacinthe.

Puis, on l’a démonté pour le transporter à la Maison symphonique de Montréal.

Les milliers de pièces de l’immense casse-tête ont ensuite été remontées dans la salle de concert.

Le travail n’était alors pas terminé.

Il fallait harmoniser cet énorme instrument, ce qui a nécessité des centaines d'heures de synchronisation pour les ingénieurs du son.

L’Orchestre symphonique de Montréal a demandé à Olivier Latry, titulaire des grandes orgues de Notre-Dame de Paris, de finaliser cette harmonisation.

Le concert inaugural proposait la mythique Toccate et fugue en ré mineur, BWV 565 de Jean-Sébastien Bach et la Symphonie no 3 pour orgue de Camille Saint-Saëns.

De quoi donner bien des frissons aux mélomanes.

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