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Comment différencier la COVID-19 du rhume de votre enfant

La mère d'une enfant couchée dans un lit prend sa température à l'aide d'un thermomètre.

Rentrée scolaire rime avec symptômes grippaux pour de nombreux élèves du Québec.

Photo : getty images/istockphoto / PeopleImages

Rentrée scolaire rime avec symptômes grippaux pour de nombreux élèves du Québec. Comment les parents doivent-ils s’y prendre pour différencier les mille et un rhumes de leur enfant de la COVID-19 dans ce contexte d’inquiétude provoquée par la pandémie? Quand faut-il amener son enfant passer un test de dépistage? Conseils d’une médecin de famille de Québec.

D'abord, dans la plupart des cas, il ne faut pas s’inquiéter inutilement, souligne la Dre Johanne Blais, médecin au Groupe de médecine familiale Saint-François d’Assise.

Allergies, restants d'un bon vieux rhume qui provient des camps de jour ou services de garde et, bien sûr, COVID-19 : les jeunes Québécois ne seront pas au bout de leur peine cet automne avec le retour de la température plus fraîche.

Trois principaux symptômes de la COVID-19 à surveiller :

  • forte fièvre
  • toux sèche
  • difficultés respiratoires

Pour les enfants qui commencent à l’école, s’ils ont [seulement] le nez qui coule, ce n’est [probablement pas] la COVID. Il faut qu’il y ait de la fièvre, qu’il faut absolument contrôler, et il y a de la toux aussi. Mais il ne faut pas mettre un enfant de côté parce qu’il a le nez qui coule, car il n’y aura pas beaucoup d’enfants à l’école, explique la Dre Blais à l’émission matinale Première heure.

Rappelons cependant que la COVID-19 peut être asymptomatique.

La clé : tester

Un enfant qui fait de la température doit évidemment rester à la maison, selon les recommandations de la Santé publique.

Comme la fièvre fait partie des principaux symptômes de la COVID-19, et qu'il peut être confondu avec d'autres infections, un test de dépistage est le moyen le plus sûr de conclure à la présence, ou non, du coronavirus.

D'après un document de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux, les personnes présentant des symptômes doivent être testées en priorité. Une approche axée sur les personnes symptomatiques de même que l'identification et l'isolement de leurs contacts demeurent la meilleure stratégie pour mettre fin aux chaînes de transmission, peut-on y lire.

Une adolescente tousse dans son coude.

Forte fièvre, toux sèche et difficultés respiratoires demeurent les trois principaux symptômes à prendre très au sérieux, selon Johanne Blais.

Photo : iStock / SDI Productions

Moins de grippes cet automne?

Le port du masque obligatoire chez les adultes pourrait par ailleurs contribuer à diminuer le nombre de personnes enrhumées ou grippées cet automne. Il s'agirait d'un effet bénéfique non négligeable sur notre système de santé, alors que la menace d'une deuxième vague plane.

Deux enseignantes portant des masques sur le visage sont à l'extérieur d'une école et deux jeunes garçons se dirigent vers elles avec leurs sacs d'école. Une des deux femmes a une bouteille de désinfectant à la main.

Le port du masque obligatoire chez les adultes devrait par ailleurs contribuer à diminuer le nombre de personnes enrhumées ou grippées cet automne.

Photo : Reuters / Stephane Mahe

J’ai l’impression qu’on va peut-être avoir moins de grippes. Car [les trucs], c’est toujours de se laver les mains fréquemment et [de porter] le couvre-visage quand on rentre quelque part. C’est un moyen de se protéger des gouttelettes qu’on peut tous projeter quand on tousse ou lorsqu’on parle, affirme la Dre Johanne Blais.

La version précédente de cet article a été modifiée à la suite de précisions reçues de la part d'autres experts de la santé publique.

L'importance du vaccin contre la grippe

La Dre Blais rappelle l’importance particulière de se faire vacciner contre la grippe cette année.

Si on est capables d’avoir beaucoup moins de cas de grippe cette année, ça va beaucoup nous aider. La COVID-19 n’empêche pas de se faire vacciner contre la grippe, affirme-t-elle.

L'administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam, a également indiqué la semaine dernière que la prévention de la grippe par le vaccin serait la clé pour éviter une surcharge médicale cet automne.

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