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Des enseignants de l’Abitibi-Témiscamingue victimes de fraude

Un homme pose ses mains sur le clavier d'un ordinateur portable dans l'obscurité

Des fraudes en lien avec la PCU ont touché des enseignants de l'Abitibi-Témiscamingue. (archives)

Photo : iStock

Des enseignants de la région font partie des milliers de Canadiens touchés par les récentes cyberattaques contre l'Agence du revenu du Canada.

Deux enseignants, qui n’ont pas de statut permanent, nous ont affirmé ne jamais avoir reçu la prestation canadienne d’urgence, comme c’était prévu pendant la période estivale.

Inquiets de la situation, ils ont contacté l’Agence du revenu du Canada, qui les a informés que leur argent avait été déposé dans un compte outre-mer.

Les fraudeurs ont changé leurs informations sur le site internet de Revenu Canada afin que l’argent soit déposé dans un autre compte.

Une situation qui inquiète leur syndicat. Je vous dirais qu’on est hautement préoccupé par cette situation. On espère que le ministère de l’Éducation prendra soin de ces gens et qu’ils prendront les moyens pour ne pas qu’il y ait d’autres personnes qui soient victimes d’une telle fraude, affirme le président du syndicat de l’enseignement de l’Ungava et de l’Abitibi-Témiscamingue Yvan Dallaire.

Un écran d'ordinateur sur lequel s'affiche un message de services temporairement indisponibles sur le site web du gouvernement du Canada.

Le site web de l'Agence du revenu du Canada éprouve des problèmes.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Heureusement, dans les deux cas, l’Agence du revenu du Canada les a assurés qu’ils allaient récupérer leur argent perdu, puisqu’il est clair qu’il s’agissait d’une fraude.

Selon le spécialiste en cybersécurité Steve Waterhouse, les victimes ont malheureusement bien peu de pouvoir, sauf être vigilantes sur toutes les transactions les concernant sur les différentes plateformes.

Malheureusement, ça revient sur le citoyen à redoubler d’efforts dans la surveillance de ses transactions ou au dossier de crédit et de s’assurer qu’il ne devienne pas parti pris sans le savoir d’échanges frauduleux et si c’est le cas, de le rapporter aux autorités.

Il rappelle aussi l’importance de toujours utiliser des mots de passe différents pour chaque portail, un fraudeur ne pourra donc pas utiliser le même mot de passe sur tous les sites.

Un homme en chemise à fines rayures et aux yeux bleus parle au micro.

Steve Waterhouse, expert en cybersécurité.

Photo : Radio-Canada / Tifa Bourjouane

Les entreprises de dossier de crédit comme Equifax sont aussi utiles, selon lui, mais ne peuvent pas tout savoir non plus.

Ils sont là pour surveiller le dossier de crédit, ça surveille le dossier de crédit et ça va repérer des transactions anormales, mais au-delà de ça, ça ne dit pas qu’une personne a fait une transaction avec un nom d’usager et mot de passe qui est légitime au nom de la personne, alors que ce n’est pas cette personne qui l’a fait, précise Steve Waterhouse.

Le syndicat des enseignants compte d’ailleurs inviter ses membres à être vigilants, surtout qu’il n’est pas impossible que cette fraude soit liée au vol de renseignements personnels au ministère de l’Éducation qui a eu lieu en début d’année.

Augmenter la sécurité

Steve Waterhouse croit que certains sites internet, dont celui de l’Agence du Revenu du Canada, devraient augmenter la sécurité pour les usagers.

Il faudrait éliminer le mot de passe comme usage d’accès en utilisant des méthodes plus dynamiques comme un deuxième facteur d’authentification ou de multiples facteurs d’authentification, comme exemple envoyer un texto. Ce serait aussi d’accélérer l’intégration de l’identité numérique dans notre quotidien, qui serait beaucoup plus sécuritaire qu’utiliser un simple mot de passe, ajoute Steve Waterhouse.

Retracer un fraudeur?

Retracer des fraudeurs est impossible ou quasi impossible, selon Steve Waterhouse. Est-ce que les autorités devraient dépenser des centaines de milliers de dollars pour retrouver quelqu’un qui a volé 15 000 $?, soulève-t-il.

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