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Facebook sévit contre la conspiration QAnon

Un groupe de personnes portant des casquettes « MAKE AMERICA GREAT AGAIN » et des t-shirts noirs avec une grosse lettre Q, représentant la mouvance conspirationniste QAnon.

Le FBI avait identifié QAnon comme faisant partie de mouvements marginaux susceptibles d'encourager la violence extrémiste.

Photo : Getty Images / Sean Rayford

Facebook a annoncé, mercredi après-midi, avoir supprimé près de 900 groupes et pages associés au mouvement conspirationniste QAnon.

Près de 2400 autres pages et groupes Facebook associés au mouvement, ainsi que 300 mots-clics sur Instagram feront aussi l'objet de restrictions. De plus, le réseau social assure que le contenu lié à QAnon apparaîtra moins dans le fil d'actualité de ses utilisateurs, dans les recherches effectuées sur Facebook et dans les recommandations de l'algorithme.

Dans un communiqué (Nouvelle fenêtre), Facebook a expliqué avoir modifié sa politique en matière d'organisations et d'individus dangereux pour inclure des organisations et des mouvements qui démontrent un risque important pour la sécurité publique, mais qui ne répondent pas aux critères pour être désignés comme des organisations dangereuses, lesquelles sont bannies de [sa] plateforme.

Le réseau social a précisé que ses utilisateurs pourront continuer à publier du contenu lié à la conspiration QAnon, mais que cette nouvelle politique sert à restreindre [à ces groupes] la capacité de s'organiser sur [sa] plateforme.

Un mouvement considéré dangereux par le FBI

QAnon est un mouvement conspirationniste sans fondement prétendant que le président américain, Donald Trump, prépare en secret un coup d'État contre une prétendue cabale sataniste pédophile qui contrôlerait clandestinement le gouvernement américain.

Depuis le mois d'octobre 2017, une personne utilisant le pseudonyme Q publie des messages codés sur des forums anonymes, affirmant être un membre des services de renseignements américains. Les partisans de QAnon croient que cette personne leur coule de l'information inédite à propos de ce coup d'État.

Les deux premiers messages de Q, publiés le 28 octobre sur le forum anonyme 4Chan, affirmaient que l'ancienne candidate à la présidence américaine Hillary Clinton avait été arrêtée et que la Garde nationale avait été déployée dans les plus grandes villes américaines en prévision de manifestations. Depuis, Q enchaîne les prédictions ratées.

Depuis ses débuts dans des forums obscurs, la conspiration QAnon a connu un important essor. La semaine dernière, Marjorie Taylor Greene, une partisane de ce mouvement, a remporté une primaire dans la course pour pourvoir le poste de représentante au Congrès américain dans l'État de la Géorgie.

En mai 2019, le Federal Bureau of Investigation (FBI) avait désigné QAnon comme représentant un danger public.

Des écriteaux à l'effigie de QAnon ont été aperçus de plus en plus fréquemment dans les rassemblements du président Trump, mais aussi lors de manifestations en opposition aux mesures sanitaires imposées dans le cadre de la pandémie de COVID-19 dans plusieurs pays, dont le Canada.

Dans le même communiqué, Facebook affirme avoir supprimé quelque 1400 groupes et pages appartenant à des mouvements qui auraient organisé et encouragé des émeutes, des mouvements associés tant aux groupes de milices armées qu'à la mouvance antifasciste Antifa.

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