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600 intervenants de plus à la DPJ depuis le drame de Granby, selon le ministre

Plan rapproché du Dr Carmant.

Lionel Carmant, député caquiste de Taillon et ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, à l'Assemblée nationale, en juin 2019

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a déclaré lors de l’étude de crédits budgétaires du ministère que 600 intervenants de plus ont été embauchés depuis la mort de la fillette de Granby.

C’est plus de 600 intervenants qu’on a ajoutés, mais ce n’est pas le chiffre le plus important, a déclaré M. Carmant. Ce qu’on a fait le mieux, cela a été vraiment de stabiliser les équipes de la DPJ [Direction de la protection de la jeunesse]. Vous savez, le problème qu’il y avait avant, c’était ce fameux roulement qui ne cessait pas, et on a réussi à stabiliser les équipes.

Le ministre affirme qu’un montant d’environ 35 millions de dollars sera utilisé pour embaucher 300 intervenants supplémentaires dans un avenir rapproché. Des sommes plus importantes seront aussi investies en amont. Mon but, c’est que la protection de la jeunesse cesse d’être la salle d’urgence des services sociaux, a-t-il précisé.

Le ministre a d’ailleurs martelé que le rapport de la commission Laurent ne sera pas tabletté. Les recommandations qui ont été faites jusqu’à présent ont été appliquées, a-t-il déclaré.

Liste d’attente

Les délais entre un signalement et une prise en charge du dossier (évaluation et orientation) par la DPJ ont diminué, indique le ministre. Vous serez heureux d’apprendre qu’en juin 2019, il y avait plus de 4000 enfants sur la liste d’attente orientation. En juin 2020, on est tombé en bas de 800, s’est-il réjoui.

Le nombre de signalements pourrait toutefois augmenter de façon draconienne après la pandémie, a convenu le ministre. On risque de voir une hausse de signalements, qui, comme vous le savez, proviennent en grande partie du milieu scolaire, a-t-il mentionné. On l’a vu dans les régions où les écoles ont ouvert en mai et juin.

Charge de travail

Des syndicats et travailleurs de la DPJ ont à de nombreuses reprises dénoncé une charge de travail importante causée par un nombre de dossiers trop important confié aux intervenants.

Questionné à ce sujet par le député de Québec solidaire Sol Zanetti, Lionel Carmant a convenu qu’il s’agissait d’un problème majeur. Cette charge [de travail] optimale qui est dans le réseau va être probablement revue à la baisse, et il va falloir s’adapter à ces changements-là, a-t-il souligné.

« On est en train de faire des travaux pour redéfinir quelle devrait être la charge de cas optimale pour un intervenant. »

— Une citation de  Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux

M. Carmant a expliqué que la charge de cas typique qui a été définie il y a plusieurs années ne convient peut-être pas à la réalité d'aujourd’hui, où plusieurs familles sont recomposées.

Ce qu’on nous dit, c’est qu’avant, on voyait un enfant et sa famille, mais maintenant, il faut voir un enfant, le père, la mère, les grands-parents, donc c’est d’une grande complexité. Et elle l'est d’autant plus lorsqu’on est dans une région où les distances sont importantes, a-t-il affirmé.

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