•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Une femme membre d'une équipe soignante circule à l'extérieur le visage recouvert d'un masque de protection, les mains gantées et vêtue d'un sarrau.

Le reportage de Davide Gentile

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Des professionnels et des gestionnaires de CHSLD estiment être mieux préparés pour affronter une seconde vague de COVID-19. Équipements de protection, formation du personnel, chambres individuelles : tout est en place afin d’éviter un nouveau drame collectif.

Lors de la première vague, au printemps, la préparation du réseau de la santé reposait largement sur la disponibilité de lits dans les hôpitaux.

Cette fois, en vue d’une nouvelle vague, les CHSLD sont au coeur de la planification des établissements de santé.

On se prépare à la deuxième vague. C'est un long marathon et on est prêt, affirme Ginette Senez, directrice du soutien aux personnes âgées au CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal.

Plan moyen de Ginette Senez.

Ginette Senez, directrice du soutien aux personnes âgées au CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal

Photo : Radio-Canada

Nous avons tous les équipements de protection dont on a besoin et une capacité de dépistage, aussi, qu'on n’avait pas lors de la première vague, explique cette gestionnaire. On n’est pas du tout à la même place.

David Lussier est gériatre à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM), un endroit largement éprouvé le printemps dernier. Plus d’une cinquantaine de résidents y sont décédés de la COVID-19 en quelques semaines.

Avant ça, on était beaucoup en mode chambre à 3 et à 4, mais là, on fait des travaux pour accueillir des patients dans des chambres individuelles avec sanitaire individuel, se réjouit le Dr Lussier.

On a hâte d'accueillir nos patients à nouveau. C’est une question de quelques jours.

Plan moyen du Dr David Lussier.

David Lussier, gériatre à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM)

Photo : Radio-Canada

Du soutien psychologique

Préposés, infirmières et médecins ont vécu des moments éprouvants ces derniers mois.

La difficulté, c'est que, comme aidants, on est des cordonniers mal chaussés, on a de la difficulté à prendre soin de nous, a constaté Jean-Marc Miller, psychologue responsable de l'équipe de soutien des employés au CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal.

Son équipe de psychologues et d’intervenants psychosociaux est allée à la rencontre du personnel soignant afin de réaliser plus de 4000 interventions.

Les gens ont eu à faire des choses qu'ils n'ont jamais faites auparavant et ils sont fiers d'eux, souligne M. Miller. On appelle ça "la croissance post-traumatique". C’est dur sur le coup, mais ensuite, on réalise qu'on a grandi à travers ça.

De son côté, le conseiller spirituel Daniel Fontaine, du CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal, rappelle qu’on ne peut pas faire face seul à ce genre de pandémie. C'est un travail d'équipe.

Daniel Fontaine pointe un tableau accroché au mur.

Daniel Fontaine, conseiller spirituel au CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal

Photo : Radio-Canada

Je ne sais pas si on peut se remettre, explique M. Fontaine. Mais il faut apprendre à vivre avec et faire autrement.

Daniel Fontaine souligne la présence d’un mémorial à l’intérieur du CHSLD Notre-Dame-de-la-Merci.

Garder en mémoire le nom des personnes qui nous ont quittés, ça veut dire qu'elles sont encore avec nous et qu’on ne veut pas oublier, dit-il.

Sur mon étage, c’est 27 personnes qui sont décédées, de très, très bonnes amies et de très, très bons amis, témoigne le résident Robert Tremblay. Le deuil, je pense qu'il ne se fera jamais.

Robert Tremblay, dans son fauteuil roulant, dans sa chambre.

Robert Tremblay, résident du CHSLD Notre-Dame-de-la-Merci, dit avoir perdu plusieurs bons amis dans les derniers mois.

Photo : Radio-Canada

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !