•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Baisse de la population d’orignaux dans la Réserve faunique La Vérendrye

Une femelle orignale et son veau.

Une femelle orignale et son veau.

Photo : MRNF Ontario

Tanya Neveu

La population d’orignaux est en baisse dans la Réserve faunique La Vérendrye.

C’est ce que démontrent les résultats d’un inventaire réalisé cet hiver par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs en collaboration avec des représentants de la nation algonquine.

Les résultats démontrent que la population inventoriée entre janvier et février 2020  est de 2,06 orignaux par km2, soit un cheptel de 2074 orignaux au moment de l’inventaire.

Il s’agit d’une densité inférieure aux résultats obtenus en 2008 qui étaient de 3,2 orignaux par km2.

Inventaire aérien

L’inventaire a été réalisé à l’aide de cinq hélicoptères sur 101 parcelles. Les membres de cinq communautés algonquines ont participé aux travaux. Ils ont préalablement reçu les formations nécessaires pour pouvoir prendre part à cette expérience.

737 orignaux différents ont été observés lors des survols, ce qui a permis d’établir que la population est composée de 61 % de femelles adultes, de 26 % de mâles adultes et de 13 % de veaux.

L'inventaire des cervidés de la Gaspésie en avion

737 orignaux ont été observés

Photo : Radio-Canada

Le MFFP conclut qu’il « apparaît que cette population d’orignaux subit une pression de chasse légèrement supérieure à sa capacité d’accroissement.

D’ailleurs, par voie de communiqué, le MFFP affirme que des mesures de protection de la population d'orignaux doivent être mises en place et que des discussions entre les communautés algonquines, le Conseil tribal de la nation algonquine et les représentants du MFFP doivent avoir lieu.

Le ministère souhaite mettre en place des modalités de chasse plus restrictives. Il a d’ailleurs réduit le  nombre de permis de chasse à l'orignal femelle pour l'automne 2020. Le nombre est passé de 200 permis en 2019 à 100 permis en 2020.

Les communautés algonquines demandes des précisions

Les communautés des Premières nations algonquines anishinabeg demandent au ministère de pousser leurs recherches plus loin pour connaître les raisons de ce déclin d’orignaux dans la réserve faunique La Vérendrye.

Les Premières nations croient que cette baisse est attribuable à d’autres facteurs comme les opérations forestières et la pollution.

Deux manifestants au bord de l'autoroute tiennent en haut de leur tête des pancartes qui demandent la protection de la nature et des orignaux.

Des Algonquins et des Anishnabes de la région manifestaient l'an dernier pour réclamer un moratoire.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

 À partir du moment où on fait un inventaire et on constate qu’il y a une baisse, on ne peut pas juste faire une extrapolation et dire c’est ça. On n’a aucune preuve, mais on détermine que c’est ça la raison. Il faut aller plus loin. Il faut aller voir plus loin si nos orignaux sont en bonne santé, leur état de santé général. Pourquoi, comme le démontre l’étude, les femelles orignaux ont moins de veau que dans d’autres régions?, se questionne le responsable des communications de la Nation algonquine anishinabeg, Georges Lafontaine.

En réalité, nous, quand on compare les deux inventaires, il faut quand même émettre une certaine réserve. Ce sont deux inventaires qui ont été faits à 12 ans d’intervalle. Dans l’intervalle, il y a eu beaucoup d’hivers rigoureux. On en note 3 très gros hivers qui peuvent avoir affecté le recrutement.  Oui il y a une baisse entre les deux inventaires, mais ces deux inventaires-là n’ont pas été faits exactement sur les mêmes territoires. précise pour sa part le biologiste du Ministère, André Dumont.

À l’automne 2019, les communautés des Premières nations algonquines anishinabeg avaient demandé un moratoire immédiat sur la chasse à l’orignal dans la réserve faunique La Vérendrye.

Un chasseur regarde des pancartes

La communauté de Lac Barrière réclame un moratoire sur la chasse à l'orignal dans la réserve faunique La Vérendrye.

Photo : Facebook, Cheyanne Rice-Jerome

Des membres de certaines communautés, notamment lac Barrière et Kitcisakik, avaient eux-mêmes constaté une baisse du cheptel d’orignaux.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !