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La Scène nationale du son, la nouvelle plateforme de théâtre version balado

Photo en noir et blanc représentant des personnes devant des micros

La distribution de l'œuvre « Le peintre des madones »

Photo : La Scène nationale du son

Fanny Bourel

Le 14 septembre, la Scène nationale du son, une nouvelle plateforme consacrée à la dramaturgie sonore, dévoilera sa première création : Le peintre des madones. Diffusée en quatre épisodes, cette œuvre en balado, écrite par le dramaturge Michel Marc Bouchard et mise en musique par Klô Pelgag, a pour toile de fond un thème d'actualité : une épidémie, celle de la grippe espagnole.

À première vue, la Scène nationale du son ressemble à une plateforme de baladodiffusion de radiothéâtre. En réalité, son cofondateur Pierre Antoine Lafon Simard, metteur en scène et directeur artistique du Théâtre du Trillium, à Ottawa, décrit plutôt Le peintre des madones comme une fiction sonore à mi-chemin entre le théâtre, le livre audio et l’album musical. 

La musique représente 40 % des quatre épisodes de 20 minutes, explique-t-il. 

Théodore Pellerin et Marilyn Castonguay au micro

Créée en italien, en 2003, et en français, en 2004, Le peintre des madones est une pièce écrite par le Québécois Michel Marc Bouchard, à qui l’on doit déjà La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé

Se déroulant en 1918, en pleine épidémie de grippe espagnole, au Lac-Saint-Jean, cette œuvre raconte l’histoire d’un jeune prêtre qui commande à un peintre italien un portrait de la Madone pour protéger la population de la maladie. 

Sa forme classique contraste avec la modernité des sons de Klô Pelgag.

Pierre Antoine Lafon Simard, cofondateur de la Scène nationale du son

Michel Marc Bouchard a réécrit son texte, qui aborde aussi bien l’art que la religion, la spiritualité et la sexualité, pour la Scène nationale du son afin de lui donner une forme épisodique.

Et ce sont les voix des comédiens et comédiennes Théodore Pellerin, Mylène St-Sauveur, Marilyn Castonguay, Yves Jacques, Émilie Bibeau, Catherine Brunet et Lorenzo Sterzi qui donnent vie à ces mots enregistrés sur la scène du Théâtre du Nouveau Monde (TNM).

Coproduite avec le TNM, Le peintre des madones est la première fiction lancée par la Scène nationale du son, dont l’autre cofondateur est Julien Morissette, l’un des instigateurs de la plateforme de balados Transistor Média. 

La pandémie : un signe 

D’autres œuvres sonores, également développées en collaboration avec des théâtres québécois, seront annoncées en septembre.

L’idée de la Scène nationale du son a émergé avant la pandémie de COVID-19 avec le balado-théâtre Néon boréal, qui a vu le jour sur Transistor Média l’an dernier. La pandémie, ce fut comme si le monde nous envoyait le signe de lancer la Scène nationale du son, se rappelle Pierre Antoine Lafon Simard. 

Depuis la fin mars, l’équipe travaille sans relâche sur ce projet, qui a suscité l’engouement de tout le monde. Les gens ont embarqué tout de suite, dit-il. 

Faire rayonner la dramaturgie francophone québécoise

En plus d’innover, la Scène nationale du son souhaite démocratiser l’accès à la culture avec ses balados gratuits qui peuvent voyager dans toute la francophonie. Mes grands-parents habitaient Baie-Comeau, raconte l’homme de théâtre. Je n’ai jamais pu aller en tournée là-bas, ils sont décédés avant de voir une de mes mises en scène.

Nous voulons amener la parole d’artistes d’ici vers les oreilles des gens partout dans le monde.

Pierre Antoine Lafon Simard

Il espère aussi développer plus tard un volet anglophone.

Autre atout des productions de la Scène nationale du son : leur coût. Leur budget varie entre 20 000 $ et 60 000 $, contre au minimum 80 000 $ pour une pièce de théâtre. 

Bénéficiant du soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), de la Ville de Gatineau, ainsi que de la Fabrique culturelle et de Télé-Québec, la Scène nationale du son tient à bien rémunérer ses interprètes. 

Nous avons révisé à la hausse les standards de l’industrie, car le web d’accord, mais pas à n’importe quel prix, dit-il. Et puis, on n’est pas là pour faire de l’argent.

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