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Bandes riveraines : des citoyens réclament plus de souplesse

Trois personnes prennent la pose devant la rivière Magog, à Sherbrooke.

Marie Dupont, Paul Pilon et Mireille Auray, résidents de la rue Argenteuil, vont perdre la moitié de leur terrain.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

John Sébastien Naïs
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À Sherbrooke, des résidents qui habitent aux abords de la rivière Magog, dans le secteur de Rock Forest, demandent à la Ville de faire preuve de souplesse dans l'application du règlement 1200 en lien avec la protection des bandes riveraines.

Ce règlement a été adopté il y a plus de deux ans pour se conformer à la politique de la protection des rives, du littoral et des plaines inondables du gouvernement du Québec.

Selon la pente du terrain, près de 3500 riverains doivent revégétaliser un espace de 5 ou de 7 mètres et demi, à partir du bord de l'eau.

Mais pour Paul Pilon, résident de la rue Argenteuil, qui perdra la moitié de son terrain, la Ville devrait y aller de façon proportionnelle au terrain des résidents.

On veut un moratoire sur l’application de ce règlement. Évidemment, on n’est pas contre la vertu pour que le bord de l’eau [soit] plus beau. Mais pas au prix de perdre par exemple la moitié de notre terrain, lance-t-il en entrevue.

Pour Mireille Auray, également résidente sur la rue Argenteuil, ce règlement est déraisonnable. Sacrifier 50 % de sa surface habitable fait en sorte que je ne peux pas avoir de foyer là, ni de balançoire ; aucun équipement qui est permanent, regrette-t-elle.

« Le gros bon sens, c'est de travailler en proportion avec ce qu'on a comme profondeur.  »

— Une citation de  Mireille Auray, résidente de la rue Argenteuil

Les propriétaires qui habitent aux abords d'un cours d'eau ont jusqu'au 31 octobre pour se conformer.

Une lettre envoyée au maire de Sherbrooke

Des citoyens ont par ailleurs cosigné une lettre envoyée au maire de Sherbrooke lors de la période de questions au conseil municipal de lundi soir.

Dix-neuf résidents des rues Aiguillon, Argenteuil et Montpetit, ont signé cette lettre selon le conseiller du district du Lac Magog, Pierre Tremblay, qui dit en avoir rencontré quelques-uns.

Lors de la séance du conseil municipal de lundi soir, Pierre Tremblay a fait savoir qu’il souhaiterait que le bureau de l’environnement aille à la rencontre de ces citoyens pour qu’on puisse répondre à leurs questions et se rendre compte des particularités sur le terrain.

Pierre Tremblay souhaite lui aussi qu’un moratoire soit adopté afin que tous aient le même privilège, la même équité et que le règlement soit applicable uniquement lorsqu’ils auront tous été rencontrés et que le règlement soit en vigueur pour l’ensemble des riverains, soutient-il.

La conseillère du district d’Ascot, Karine Godbout, qui est également présidente du comité d’environnement, dit être au courant de cette problématique. La conseillère se dit également ouverte à une rencontre entre des employés du bureau de l’environnement et des riverains touchés par règlement 1200 tout comme elle.

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