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L’archéologie à l'envers ou comment retrouver l’endroit d’origine d’un objet

Geneviève Treyvaud dans un marée touchant des longues tiges de feuilles aquatiques

Geneviève Treyvaud est archéologue au Bureau du Ndakina, au Grand Conseil de la Nation Waban-Aki de Wôlinak.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Lemay

Radio-Canada

Une archéologue tente de retrouver le site d'origine d'objets datant entre 3000 et 8000 ans. Geneviève Treyvaud, du Bureau du Ndakina, au Grand Conseil de la Nation Waban-Aki de Wôlinak, estime que ces artefacts rares pourraient avoir été trouvés dans notre région.

Dans ses mains, la spécialiste tient des pointes de lances, une hache et un poids de filet qui font partie d'une trentaine d'artefacts de la Nation Waban-Aki, découverts au 18e et au 19e siècle et conservés par la famille Hertel-Cournoyer.

Des pointes de lances dans une boite en plastique.

Déposés chez les Ursulines à Trois-Rivières, ces objets ont récemment été rapatriés à Wôlinak.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Lemay

Pour entendre une chronique complète d'Anne-Marie Lemay sur ce sujet à l’émission 360 PM, cliquez ici.

Pour trouver le site d'origine de ces objets, Geneviève Treyvaud et son équipe, composée de deux biologistes et d'une zooarchéologue, mettent en branle dès cette semaine le projet Érosion.

C'est une initiative du Bureau du Ndakina, financé par Changement climatique Canada, qui permettra aussi de répertorier les sites archéologiques du Centre-du-Québec qui sont en érosion.

Ce sont des artefacts absolument incroyables, même fabuleux. Des choses qu’on retrouve très rarement quand on fouille un site archéologique, mais le problème, c’est qu’on ne sait pas d’où ils viennent.

Geneviève Treyvaud, archéologue au Bureau du Ndakina

Les gens ont pris la peine, en 1780 ou 1790 d’écrire dessus ''Bécancour'' avec un ''t'', raconte Mme Treyvaud. Donc on sait qu’ils viennent à peu près de la région, mais on ne sait pas exactement où, mais nous, on aimerait avoir les contextes parce que plusieurs de ces objets sont associés à des sépultures entre autres.

La rivière Bécancour

L'érosion de la berge de la rivière Bécancour à Wôlinak est particulièrement évidente de l'autre côté de la rive.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Lemauy

Le projet Érosion se tiendra jusqu'en octobre et permettra également de mener les mêmes recherches sur les berges de la rivière Saint-François.

D'après les informations d'Anne-Marie Lemay

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