•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

École Sophie-Barat : la résistance s’organise contre la relocalisation

Chargement de l’image

Le Centre de services scolaire de Montréal avait déposé, fin 2019, une demande de financement de 106 M$ pour rénover l'école Sophie-Barat.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La décision de relocaliser, à la veille de la rentrée, le tiers des élèves de l’école secondaire Sophie-Barat à plus de 4 kilomètres de distance ne passe pas.

Quatre jours après l’envoi d’un message aux parents et aux professeurs, la résistance s’organise. Une pétition qui circule sur les réseaux sociaux, demandant qu’une meilleure option soit choisie, a déjà recueilli près de 500 signatures.

Se faire imposer cette solution-là, à deux semaines de la rentrée, c’est totalement inacceptable, juge Mathieu Bédard, un parent d’élève qui se questionne sur les dangers ailleurs, dans cet édifice centenaire.

Une position que partage Caroline Kim, qui avait justement déménagé dans le quartier Ahuntsic pour être proche de cette école bordée par la rivière des Prairies. Il y a quelqu’un, quelque part, qui n’a pas fait sa job, a-t-elle déploré au micro de l’émission Le 15-18.

Favoritisme de la direction?

Les élèves interrogés évoquent pour leur part la difficulté de devoir s’adapter à leur nouvelle école, qui sera, en outre, de niveau primaire. Il s’agit de l’école anglophone Saint-Dorothy, située à 4,2 km de distance, dans le quartier Saint-Michel.

Olivier Leclerc, dont le fils devra remplacer un trajet de deux minutes par l’obligation de prendre deux autobus différents, se dit lui aussi déçu. On se sent laissés à nous-mêmes et on est "débinés" face à ça, a-t-il confié à Radio-Canada.

Certains parents se demandent aussi pourquoi ce sont les élèves de première et deuxième secondaires du cycle régulier qui sont sacrifiés, tandis leurs homologues du cycle enrichi ont été épargnés, alors que ce sont notamment eux qui étudiaient dans la zone problématique de l’école.

Dans une lettre adressée jeudi aux parents, la direction de Sophie-Barat indiquait qu’à la suite d’études réalisées durant l’été, une partie du pavillon principal est dangereuse et ne peut plus être utilisée par les élèves et le personnel.

« Le temps nous faisant défaut, nous devons composer avec une situation exceptionnelle en ayant une quantité limitée de solutions. »

— Une citation de  La direction de l'école Sophie-Barat

Le pavillon principal est sous haute surveillance depuis plusieurs années, notamment en raison de la fragilité de sa maçonnerie. Le Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM) avait déposé, à la fin de 2019, une demande de financement de 106 millions de dollars qui incluait aussi la rénovation du toit.

Cette demande n’est maintenant plus adaptée au contexte […]. Le ministre va s’impliquer personnellement pour s’assurer d’accompagner le CSSDM afin que celui-ci fasse une nouvelle demande adaptée à la situation et qu’elle soit déposée dans les meilleurs délais, a répondu le bureau du ministre de l'Éducation.

Il s’agit clairement de laxisme de la part du ministère et du ministre de l’Éducation, a déclaré la députée de Maurice-Richard, Marie Montpetit, indiquant qu’elle n’avait pas senti de leadership politique dans ce dossier-là. Elle demande notamment qu’une navette soit établie entre les deux écoles.

Avec les informations de Marie-Isabelle Rochon et Fannie Bussières-McNicoll

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !