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20 % des OBNL franco-ontariens risquent de fermer leurs portes

Une foule lors d'un concert sur fond de drapeau franco-ontarien.

Le sondage a été réalisé par l'Ontario Nonprofit Network et l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les organismes à but non lucratif (OBNL) franco-ontariens ont besoin d’une aide financière importante, sans quoi 20 % d’entre eux risquent de fermer leurs portes.

La crise sanitaire frappe durement ces OBNL. C’est ce que révèle un sondage réalisé par l'Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), l'Ontario Nonprofit Network (ONN) et la Fondation Trillium de l'Ontario. Les OBNL étaient invités à répondre à une série de questions en ligne. Les résultats ont été recueillis entre le 16 et le 28 juin 2020.

Il y a environ 300 OBNL francophones en Ontario, selon les données du sondage. De ce nombre, environ le tiers affirme que la pandémie n’a eu que peu d’effet sur les activités. Près de la moitié confirme que la crise sanitaire a un impact négatif sur ses finances, mais croit pouvoir y survivre. Et 20 % se disent au bord du gouffre.

Le budget des OBNL francophones a chuté de 20 % en moyenne depuis le début de la crise, selon les résultats du sondage.

Les auteurs du document réclament des fonds des différents gouvernements pour assurer la survie des OBNL de la province. Les gouvernements doivent indiquer qu’il y aura des investissements à long terme pour répondre aux nouveaux défis que les OBNL affrontent actuellement, ainsi que les défis qui se sont développés au fil des décennies, peut-on y lire.

Toujours selon les auteurs du document, les francophones risquent l’assimilation si cette aide ne vient pas : Pour la communauté franco-ontarienne, la perte de ces organisations serait un pas important vers l’assimilation et conduirait vers une perte d’offre de services en français dans la province.

Malgré ces mots forts, la réponse gouvernementale et la communication avec les OBNL franco-ontariens durant la pandémie ont été jugées très positivement par le réseau. 93,21 % des OBNL jugent positivement la réponse et la communication fédérales. Ce chiffre passe à 86,21 % du côté provincial et à 72,88 %, au municipal.

Les OBNL généralement satisfaits

La réponse des différents gouvernements à la crise sanitaire satisfait d’ailleurs les OBNL ontariens dans leur ensemble, peu importe la langue dans laquelle ils gèrent leurs activités.

84,86 % des répondants jugent la réponse du fédéral acceptable, bonne ou très bonne. Ce chiffre passe à 75,78 % de satisfaction pour la réponse du provincial.

Si 20 % des organismes franco-ontariens se disent près de fermer, ce chiffre passe à 40 % lorsqu’on analyse les OBNL dans leur ensemble. Les fermetures d’OBNL se poursuivront en l’absence d’un soutien financier immédiat, jugent les auteurs. Jusqu’à 40 % des OBNL doutent de pouvoir survivre plus de 6 mois - 20 % ont répondu qu’ils ne savent pas combien de temps ils pourront continuer leurs opérations, tandis que 20 % ont dit qu’ils peuvent tenir le coup pour encore 6 mois.

Pratiquement tous les OBNL ont fait face à des réductions de budget depuis le début de la pandémie. 82 % des organismes sondés ont subi un impact financier en raison de la crise de la COVID-19, explique le document.

Les auteurs ajoutent que, pour un OBNL, faire des compressions budgétaires signifie des réductions de salaire, des mises à pied et des fermetures. 30 % d’entre eux ont d’ailleurs dû mettre à pied du personnel.

Ce texte a été mis à jour pour préciser que 30 % des OBNL ont mis à pied du personnel, et non 70 % comme il était initialement indiqué.

Les programmes d’aide, en détail

Certains OBNL ont pu bénéficier des programmes d’aide financière des différents gouvernements. 

35 % ont obtenu la Subvention salariale d'urgence du Canada (SSUC). 23 % affirment ne pas en avoir eu besoin et 28 % disent ne pas y être admissibles.

Le Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC) a bénéficié à 18 % d’entre eux. 37 % n’en ont pas eu besoin et 28 % n’y étaient pas admissibles.

Le Programme Ontario-Canada d'aide d'urgence pour le loyer commercial (POCAULC) a été obtenu par 4 % des OBNL sondés. 49 % n’en ont pas eu besoin, 24 % n’y étaient pas admissibles, et 9 % affirment que le propriétaire de leurs bureaux n’a pas soumis de demande.

Les auteurs du sondage affirment qu’il y a environ 58 000 OBNL en Ontario. 1131 d’entre eux ont répondu au questionnaire.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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