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Démocrates et républicains s'entredéchirent sur le dos de la poste fédérale

Des boîtes de courrier s'empilent dans un centre de tri.

Le service postal américain a enregistré une perte nette de 2,2 milliards de dollars lors du deuxième trimestre. Au total, il a accumulé 80 milliards de pertes depuis 2007.

Photo : Getty Images / Justin Sullivan

Radio-Canada

La Maison-Blanche dément vouloir affaiblir la poste fédérale à quelques mois de l’élection et se dit ouverte à une augmentation de son financement si les démocrates appuient le nouveau plan de soutien à l’économie de l’administration Trump.

S'adressant lundi à des journalistes à bord d'Air Force One, l'avion officiel du président des États-Unis, le secrétaire général de la Maison-Blanche, Mark Meadows, a déclaré que le président est très clair sur le fait qu'il est disposé à apporter de l'argent à la poste tant que cela fait partie de mesures limitées si nous ne pouvons pas arriver à un accord plus large.

Le financement de l'United States Postal Service (USPS), un organisme lourdement déficitaire, fait l'objet de vifs débats aux États-Unis depuis plusieurs semaines. Le camp démocrate reproche à Donald Trump de vouloir freiner le vote par correspondance en vue de l'élection présidentielle du 3 novembre, ce que dément le locataire de la Maison-Blanche.

Non, nous ne trafiquons pas la poste fédérale, a déclaré M. Trump dans une entrevue accordée à Fox News.

« Nous voulons le faire fonctionner efficacement. Nous voulons le faire fonctionner pour moins d'argent, beaucoup mieux, en prenant toujours soin de nos postiers. »

— Une citation de  Donald Trump, président des États-Unis

Le président républicain a ensuite décrit le service postal comme l'un des désastres de ce monde.

La poste fédérale américaine a enregistré une perte nette de 2,2 milliards de dollars lors du deuxième trimestre. Au total, elle cumule 80 milliards de dollars en pertes depuis 2007.

Le président Trump, qui prévoit lui-même voter par correspondance, est opposé à l’idée d'étendre le vote par la poste aux personnes qui ont peur de se rendre aux urnes par crainte de contracter le coronavirus. Il a par contre exprimé son soutien à la mise en œuvre de mesure pour mieux encadrer le vote en personne en raison de la pandémie, incluant notamment une hausse du nombre d’isoloirs.

Les démocrates ne veulent pas laisser le champ libre au président américain. Une séance de la Chambre des représentants est prévue le samedi 22 août pour étudier un projet de loi interdisant toute modification du niveau de service de l'USPS.

De son côté, Louis DeJoy, le nouveau président du service de poste (« Postmaster General »), doit être entendu devant le Congrès le lundi 24 août.

Le FBI interpellé

Certains élus craignent que la limitation des heures supplémentaires et les rationalisations dans le tri et le transport de courrier affectent la qualité du service de courrier en cette période électorale.

Deux élus démocrates, Hakeem Jeffries (New York) et Ted Lieu (Californie), ont par ailleurs écrit au Federal Bureau of Investigation (FBI) pour qu’il enquête sur de possibles cas de conflits d’intérêts de la part de Louis DeJoy, qui, en plus d’avoir déjà soutenu financièrement Donald Trump, détiendrait des intérêts financiers dans plusieurs entreprises étant soit des concurrents de la poste fédérale, soit des fournisseurs.

Le sénateur républicain Tom Cotton, de l'Arkansas, s’est quant à lui porté à la défense du président, accusant les démocrates de promouvoir les théories du complot.

Leur hystérie infondée sur le service postal est peut-être la plus folle à ce jour, a-t-il écrit sur Twitter.

Avec les informations de Reuters, et CBC

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