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COVID-19 : Ottawa gèle le paiement des loyers de baux miniers au Nunavut

Un camion lourd transporte de la roche dans une carrière.

Ottawa a annoncé jeudi la prolongation des délais de paiement des loyers de baux miniers au Nunavut.

Photo : Radio-Canada / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Des mines du Nunavut dont les activités ont lieu sur des terres de la Couronne bénéficieront d’un plus long délai pour payer le loyer de leur bail minier.

Ottawa a annoncé jeudi une prolongation allant jusqu’à six mois des délais de paiement des loyers de baux miniers, une mesure censée réduire les effets économiques de la crise sanitaire sur les entreprises minières.

Le président de la Chambre des mines des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, Ken Armstrong, évalue à environ 1,5 million de dollars la valeur associée à la suspension des paiements de loyers de baux miniers.

Au Nunavut, les loyers de baux miniers oscillent, selon lui, entre 2500 $ et 5000 $ annuellement et varient en fonction de la superficie des terres de la Couronne occupées. Même si ces sommes ne sont pas considérables, dit-il, l’annonce d’Ottawa viendra en aide aux petites sociétés minières et d’exploration qui n’ont pas pu poursuivre leurs activités pendant la pandémie.

Les minières Agnico Eagle, Baffinland et TMAC Resources ont de leur côté été en mesure de maintenir leurs activités.

On doit être en mesure de maintenir nos activités et de prouver qu'on l'a fait chaque année pour pouvoir garder sa concession minière, explique-t-il, en faisant référence à l’exigence prescrite par le Règlement sur l'exploitation minière au Nunavut.

Environ 500 baux miniers au Nunavut

À l’heure actuelle, le Nunavut compte environ 500 baux miniers. La prolongation des délais de paiement donne la chance aux entreprises minières de ne pas être pénalisées pour la suspension provisoire de leurs activités, explique Ken Armstrong.

Cela montre aux investisseurs que les entreprises ne risquent pas de perdre leur position simplement parce qu'elles ne peuvent pas accéder à leurs propriétés et y travailler, ajoute-t-il.

Il ajoute que le renforcement de précautions sanitaires liées à la pandémie a été un fardeau financier pour les sociétés minières.

Les entreprises Agnico Eagle et Baffinland ont toutes deux continué de payer les salaires de leurs employés inuit qui ont provisoirement cessé de se rendre sur les sites miniers pour éviter toute transmission communautaire de la COVID-19.

Elles sont aussi en mesure d’effectuer leurs propres tests de dépistage.

Avec les informations de Beth Brown

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