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Vague de licenciements collectifs dans les hôtels de Québec

La façade de l'hôtel Delta de Québec en été.

L’hôtel Delta du centre-ville de Québec fait partie des établissements qui ont envoyé un avis de licenciement collectif.

Photo : Radio-Canada / Stéphane Lamontagne

Radio-Canada

Désertés par les touristes internationaux et incapables de surmonter les effets de la pandémie, des hôtels de la région de Québec entament des démarches de licenciements qui toucheront des centaines d'employés. Et ce n'est pas fini. Une association hôtelière croit que des milliers de travailleurs pourraient être touchés.

Cinq des onze établissements dont les employés sont représentés par la CSN ont récemment fait parvenir un avis de licenciement collectif au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet.

Il s’agit des hôtels Delta, Pur, Clarion, Classique et Clarendon. En tout, 393 travailleurs qui ont été mis à pied depuis le début de la crise sanitaire perdront définitivement leur emploi.

Les avis de licenciement visant ces établissements prendront effet au cours des prochaines semaines.

Employés de la CSN touchés par les avis de licenciement collectif

- Hôtel Delta :121
- Hôtel Pur : 101
- Hôtel Clarion : 98
- Hôtel Classique : 59
- Hôtel Clarendon : 14

Total : 393 employés

Source : Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN)

Selon la CSN, 6 autres hôtels s’apprêtent à licencier un total de 682 employés. Le nombre d'employés touchés par hôtel est déjà connu. À titre d'exemple, le Hilton pourrait licencier 278 travailleurs et Le Concorde 105.

Cela pourrait inclure des hôtels à l'extérieur de Québec, comme le Manoir Richelieu, où 100 employés pourraient perdre leur travail, et le Château Mont-Saint-Anne, avec 62 employés.

Vue aérienne du Hilton Québec.

La CSN appréhende un licenciement collectif à l'hôtel Hilton Québec.

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

La chute vertigineuse de l’achalandage dans les hôtels de la région explique en grande partie ces licenciements. Depuis le début du mois d’août, le taux d’occupation avoisine les 30 %, alors qu’il s’élevait à 92 % à pareille date l’an dernier.

La présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Ann Gingras, juge la situation préoccupante. Elle espère que les gouvernements seront au rendez-vous pour offrir de l’aide aux travailleurs licenciés.

Les gens n’ont pas réussi à travailler et là, l’automne, l’hiver arrivent. Il faut qu’on soit capables de se mobiliser pour donner les services à ces gens-là pour qu’ils puissent se réorienter, fait valoir Mme Gingras en entrevue à Radio-Canada.

On est inquiets. On ne sait pas ce qui nous pend au bout du nez.

Une citation de :Ann Gingras, CSN
Ann Gingras accorde une entrevue à Radio-Canada devant l'hôtel Le Concorde en été.

Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN)

Photo : Radio-Canada

Le pire à venir?

Selon la directrice générale de l'Association hôtelière de la région de Québec, Marjolaine de Sa, le pire est peut-être à venir.

On a près de 4000 personnes encore sans emploi sur les programmes de PCU, de chômage ou quoi que ce soit du gouvernement sur les 6350 au mois de mars [qui] étaient employés à temps plein, fait-elle remarquer.

Elle s’attend à ce que les hôtels de la région licencient entre 3500 et 3800 employés d’ici la fin de la saison.

Mme de Sa ajoute qu’environ 30 des 227 établissements membres de son association mettront la clé sous la porte d’ici la fin de l’année si aucune aide financière ne leur est apportée.

Avec les informations de Guylaine Bussière

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