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Les ventes d'habitations en juillet jamais égalées depuis 40 ans

Pancarte de maison vendue

Le nombre de transactions a bondi de 30 % par rapport à la même période l'an dernier.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Les ventes d'habitations en juillet ont atteint un niveau jamais observé en quatre décennies. Le nombre de transactions a bondi de 30 % par rapport à la même période l'an dernier.

Les 62 355 ventes enregistrées en juillet constituent le niveau le plus élevé jamais enregistré, a indiqué lundi l'Association canadienne de l'immeuble (ACI), soulignant que les données disponibles permettaient de remonter jusqu'à plus de 40 ans.

Les ventes d'habitations en juillet ont bondi de 30,5 % par rapport à la même période il y a un an. Après avoir plongé plus tôt cette année en raison de la pandémie de COVID-19, les ventes ont poursuivi leur rebond, puisque la hausse a été de 7,6 % de juin à juillet.

Selon l'économiste principal de l'ACI Shaun Cathcart, la performance observée en juillet est attribuable à plusieurs facteurs. Il a cité la crise sanitaire ainsi que d'autres particularités du marché qui prévalaient avant la pandémie.

En grande partie, ce qu'on voit en ce moment, c'est la reprise des activités qu'on aurait normalement vue plus tôt cette année, a-t-il souligné dans un communiqué. Rappelons-nous qu'avant le confinement, nous nous préparions pour le marché printanier le plus serré depuis près de 20 ans.

M. Cathcart a ajouté que certaines inscriptions étaient directement liées au nouveau coronavirus, rappelant que la crise sanitaire avait également retardé la vente de nombreuses autres propriétés.

Les prix en hausse

Le prix moyen national réel des maisons vendues en juillet a atteint un niveau record de 571 500 $, ce qui constitue une hausse de 14,3 % par rapport au même mois l'année dernière, a souligné l'ACI.

L'augmentation des prix a été généralisée d'un mois à l'autre en juillet dans les 20 marchés suivis par l'Agence. Les hausses les plus marquées ont été observées à Montréal, dans la région de Toronto, à Guelph et à Ottawa. Les prix ont augmenté plus modestement en Colombie-Britannique et en Alberta, selon l'ACI.

La demande a été supérieure à l'offre en juillet, période au cours de laquelle il y a eu davantage de transactions que de nouvelles inscriptions de propriétés à vendre. M. Cathcart a souligné qu'en dépit de la flambée des nouvelles inscriptions, à certains endroits , le nombre de propriétés à vendre n'a jamais été aussi bas en 16 ans.

Dans une note envoyée à ses clients, l'économiste principal à la Banque TD Brian DePratto, a écrit qu'il était difficile d'expliquer comment le marché immobilier pouvait être aussi vigoureux alors que le taux de chômage demeure supérieur à 10 %.

La pandémie a eu des effets disproportionnés sur les Canadiens à faible revenu, qui sont moins susceptibles d'être propriétaires ou de le devenir propriétaires, a-t-il souligné. Les coûts d'emprunt ont diminué.

M. DePratto a estimé que l'ampleur du rebond observé dans le marché immobilier était indéniablement surprenante, ajoutant qu'il y avait encore de nombreux éléments à surveiller afin de mesurer la vigueur de la reprise économique après la crise sanitaire.

Un certain nombre de programmes de soutien, y compris (le report de paiements) hypothécaires, permettent d'atténuer certains impacts de la pandémie, a écrit l'économiste principal de la Banque TD. Alors que l'automne approche, ces programmes viendront à échéance ou leurs modalités risquent de changer. Cela pourrait se traduire par des vents de face pour le marché immobilier, particulièrement en ce qui a trait aux prix.

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