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Une demande pour autoriser les dons des jardins aux banques alimentaires de Sudbury

Des pots dans lesquels se trouvent des plantes.

En ce moment, les banques alimentaires de Sudbury ne peuvent pas recevoir de dons en provenance des jardins communautaires et personnels.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Conseil sur la politique alimentaire du Grand Sudbury demande au bureau de santé publique local de revoir son interprétation d’un règlement provincial sur l’alimentation pour permettre aux banques alimentaires de recevoir des dons en provenance de jardins personnels.

Selon l’interprétation faite par Santé publique Sudbury et districts de l’article 29 du règlement sur les dépôts d’aliments de l’Ontario, les banques alimentaires ne peuvent pas accepter de tels dons, car les jardins communautaires ou dans les cours privées ne sont pas inspectés par la province ou le gouvernement fédéral.

Extrait du règlement ontarien sur les dépôts d’aliments

Dossiers : transformation des aliments

29. (1) Les aliments qui, en application de la loi, peuvent faire l’objet d’une inspection dans un dépôt d’aliments par le gouvernement du Canada ou de l’Ontario, ou un de leurs organismes, doivent provenir d’une source assujettie à une inspection par l’entité en question, sauf disposition contraire du présent règlement.

(2) L’exploitant d’un dépôt d’aliments veille à ce que les dossiers d’achat des aliments devant être utilisés dans le dépôt soient conservés au dépôt au moins jusqu’au premier anniversaire de leur date d’achat.

Erica Lagios, la coordinatrice du Conseil sur la politique alimentaire, a pris connaissance du règlement et des restrictions pour la première fois au début de l’année, alors qu’elle travaillait avec le Community Garden Network.

Mme Lagios faisait alors la promotion d’une initiative conjointe appelée Home Garden Project, qui avait pour but d’encourager les gens à profiter de la pandémie pour planter leur propre jardin à la maison et donner leurs excédents de produits aux banques alimentaires de la région.

Erica Lagion mord dans une laitue.

Erica Lagios, la coordinatrice du Conseil sur la politique alimentaire, a appris plus tôt cette année que les jardins communautaires ne peuvent pas faire don de leur surplus de légumes aux banques alimentaires de Sudbury.

Photo : Avec la permission d'Erica Lagios

Elle fait remarquer que des organismes d’autres villes du Nord de l’Ontario — comme le centre de ressources alimentaires Harvest Algoma, à Sault-Sainte-Marie, — sont en mesure d’accepter les dons de produits.

Mme Lagios est en contact avec Santé publique Sudbury et districts pour trouver une solution.

Pourrions-nous prendre Sault-Sainte-Marie comme exemple et prendre contact avec leur bureau de santé publique pour savoir comment ils ont rendu cela possible?

En réponse à la réglementation provinciale, le Conseil sur la politique alimentaire a rédigé une lettre demandant une exemption au règlement pour les banques alimentaires.

La sécurité alimentaire pendant la pandémie

Dan Xilon, directeur général de la Banque alimentaire de Sudbury, affirme qu’il n’y a tout simplement pas assez de nourriture pour nourrir les populations les plus vulnérables de la ville, et que des règlements comme celui sur les dépôts d’aliments n’aident pas.

L’interprétation est assez large, je ne vois pas la mention des banques alimentaires ou des programmes d’aide alimentaire officiellement dans le règlement.

Dan Xilon, directeur général de la Banque alimentaire de Sudbury

Il ajoute que la pandémie aggrave le problème de sécurité alimentaire et que le fait de ne pas pouvoir utiliser de bons produits est assez dommage et peu utile pour les gens de notre communauté qui ont faim.

Mme Lagios et M. Xilon sont tous deux d’accord pour dire qu’une solution peut être trouvée avec le bureau de santé publique.

Je pense que nous pouvons trouver un moyen d’y parvenir, afin qu’une fois de plus, les gens qui cultivent cette nourriture fraîche vraiment étonnante et qui veulent soutenir les autres membres de leur communauté aient un moyen de le faire, conclut Mme Lagios.

Un porte-parole de Santé publique de Sudbury et districts a déclaré que le bureau de santé consulte un avocat pour examiner l’interprétation du règlement.

Avec les informations de CBC

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