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Barrage sur le Nil : le Soudan, l'Égypte et l'Éthiopie devront s'entendre

Le projet hydroélectrique de 5 milliards de dollars est au centre d'un litige entre l'Éthiopie, l'Égypte et le Soudan.

Vue satellite du barrage

Khartoum et Le Caire craignent que le futur barrage, haut de 145 mètres, restreigne leur accès à l'eau.

Photo : via reuters / Image satellite ©2020 Maxar Technologies

Agence France-Presse

Le Soudan, l'Égypte et l'Éthiopie présenteront mardi chacun leur projet d'accord sur la gestion du mégabarrage controversé construit par Addis Abeba sur le Nil bleu, a annoncé dimanche Khartoum après une nouvelle réunion virtuelle des parties concernées.

Chaque pays présentera ses propositions avec l'objectif d'aboutir à un document unique, a précisé le ministère soudanais de l'Irrigation et de l'Eau.

Cette décision a été prise dimanche lors d'une visioconférence qui a réuni les ministres des Affaires étrangères et des Ressources hydrauliques des trois pays sous l'égide de l'Afrique du Sud, qui assure la présidence en exercice de l'Union africaine (UA).

Samedi, l'Égypte et le Soudan avaient affiché leur optimisme sur l'issue des négociations avec l'Éthiopie. Ces tractations entamées il y a plusieurs mois avaient été suspendues deux semaines à la suite de l'exigence d'Addis Abeba de lier la gestion du barrage à une renégociation sur le partage des eaux du Nil bleu.

Un accord primordial

Addis Abeba estime que le Grand Barrage de la Renaissance (GERD) est essentiel à son développement économique et à son électrification, tandis que Khartoum et Le Caire craignent que le futur plus grand barrage hydroélectrique d'Afrique, haut de 145 mètres, restreigne leur accès à l'eau.

Il est important d'arriver à un accord qui garantisse les droits et les intérêts des trois pays selon l'accord de principe qu'ils ont signé en mars 2015, disent le Soudan et l'Égypte.

Ils insistent sur le fait que les trois pays doivent être engagés par un accord qui doit inclure un mécanisme pour résoudre les disputes qui pourraient surgir entre eux.

Jusqu'à présent Addis Abeba refuse, considérant que le barrage – dont la construction a commencé en 2011 – lui appartient.

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