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Récolter les richesses des forêts de la Matapédia

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Un homme manipule des bouts de bois.

Pour Marcel Boucher, il est inconcevable de revenir les mains vides d'une promenade en forêt.

Photo : Radio-Canada / Jennifer Boudreau

Radio-Canada

Pour le Matapédien Marcel Boucher, la forêt est dotée de précieuses richesses. Que ce soit pour la cueillette de plantes et de fruits ou la récupération de matières brutes pour créer, il croit en l’importance de vivre en accord avec le territoire qui nous entoure.

Marcel Boucher ne revient jamais d’une promenade en forêt les mains vides. Tu ne peux pas ne pas tomber en amour avec une plante comme ça, dit-il en brandissant une plante de myrique baumier, aussi appelé bois-sent-bon.

Le cueilleur des bois aime vivre selon les saisons et les forêts qui l’entourent. La gelée de cèdre sur les toasts le matin, ce n’est pas long que ça te remet sur le piton, s'exclame-t-il.

Un homme et un chien marchent en forêt.

«J'essaie de la dompter pour qu'elle puisse trouver des champignons », dit Marcel Boucher à propos de son chien.

Photo : Radio-Canada / Jennifer Boudreau

Pour lui, chaque trouvaille forestière est d’une grande utilité. Il récupère ce qui se trouve sur son territoire, que ce soit pour se nourrir, pour se soigner ou à des fins créatives.

Une belle petite bosse de résine comme ça, je la ramasse, illustre-t-il. C'est toujours commode d'avoir ça. Je m'en sers comme colle pour mes bijoux.

Dans ses mains, un bout d'os d'orignal se transforme en couteau; un bout de branche, en cuillère. Il fournit également des matières premières pour des artisans.

Un homme se penche pour cueillir une plante.

Marcel Boucher aimerait un jour donner des ateliers dans les écoles.

Photo : Radio-Canada / Jennifer Boudreau

Il espère ainsi conscientiser la population à la valeur des ressources forestières et à la protection de sa biodiversité.

Je souhaite qu'on se réveille, explique-t-il. La mondialisation, ce n'est pas nécessairement bon.

Un moment donné, il va falloir que tout le monde soit un peu plus au courant de ce qu'ils ont dans leurs cours, pour être capables de manger ce qu'ils ont proche de chez eux, de limiter les déplacements pour rien.

Marcel Boucher

En partenariat avec la Municipalité de Matapédia, Marcel Boucher offre des ateliers de vulgarisation, de cueillette et de technique de séchage de plantes sauvages.

Éventuellement, j'aimerais ça aller dans les écoles et parler aux jeunes, leur dire que la quenouille se mange et qu'on peut faire des bons plats avec ça, souligne-t-il.

D’après un reportage de Jennifer Boudreau

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