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COVID-19 : la ventilation dans les écoles est-elle adéquate?

Une femme portant un masque bleu sur le visage mesure avec un ruban à mesurer la distance entre deux pupitres dans une salle de classe.

La distanciation physique pourrait ne pas être suffisante pour protéger les élèves. (Photo d'archives)

Photo : Getty Images / izusek

CBC News

Les écoles peuvent être des espaces mal ventilés et surpeuplés où les gens passent une grande partie de la journée en contact étroit. Et cette situation sera exacerbée lorsque la température extérieure rendra l’ouverture des fenêtres des écoles impossible.

C’est pour ces raisons que certains experts exhortent les différents gouvernements à réviser la situation de la ventilation des écoles du pays.

Il y a des preuves scientifiques suffisantes pour justifier des mesures préventives proactives pour réduire davantage le risque que les écoles deviennent des amplificateurs de la transmission du virus, selon la Dre Anne Huang, médecin spécialisée en santé publique basée à Regina, en Saskatchewan.

Dans une récente étude - qui n'a pas été revue par des pairs - des chercheurs américains ont collecté des échantillons viables et infectieux de SRAS-CoV-2 à une distance allant jusqu'à près de quatre mètres d'un patient infectieux dans une chambre d'hôpital.

Ces résultats suggèrent qu’à l’intérieur, la distanciation physique seule est insuffisante pour empêcher l'inhalation de sécrétions respiratoires infectieuses, explique la Dre Huang.

Les directives récemment publiées (Nouvelle fenêtre) par [l'Agence de la santé publique du Canada] pour améliorer la qualité de l'air intérieur via une meilleure ventilation dans les bâtiments scolaires et les salles de classe étaient une approbation implicite de l'importance de cette étude, ajoute-t-elle.

Dans ces directives, l'Agence fédérale suggère fortement d’augmenter la ventilation et d’ouvrir les fenêtres lorsque possible.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a des directives similaires : selon une étude publiée en 2009, la ventilation naturelle promeut le contrôle infectiologique. Elle permet, en quelque sorte, de diluer les particules infectées qui sont en suspension dans l’air.

La semaine dernière, le gouvernement de l'Ontario a promis d'améliorer la ventilation des écoles, d'acheter des purificateurs d'air et d'améliorer les installations sanitaires.

Jeffrey Siegel, professeur de génie civil à l'Université de Toronto qui effectue des recherches et des consultations sur le lien entre les bâtiments et la santé, suggère que le moment est idéal pour finalement mettre à jour nos systèmes de ventilation, qui sont obsolètes.

Nous avons systématiquement négligé nos systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation dans nombre de nos bâtiments - peut-être en particulier dans nos écoles - pendant longtemps, et maintenant, tout à coup, nous voulons les utiliser pour nous protéger de cette pandémie, illustre-t-il.

M. Siegel ajoute que les données scientifiques sur la transmission de la COVID-19 dans l’air ne sont pas complètes, mais qu’une chose est certaine : les environnements mal ventilés et surpeuplés présentent un risque certain de transmission.

Je suis vraiment inquiet, puisque lorsque nous chauffons les bâtiments, l’air s'assèche et les gouttelettes voyagent beaucoup plus loin car elles rétrécissent, précise-t-il.

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