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Les plantes médicinales pour mieux comprendre les réalités autochtones

Une plante en forêt.

Le savoir traditionnel autochtone sur les plantes médicinales est transmis dans des ateliers.

Photo : Facebook/Kinawit

Le centre culturel Kinawit offre maintenant un atelier sur les plantes médicinales et met ainsi en valeur le savoir et la culture autochtones.

Les participants se promènent dans des sentiers autour de Kinawit et découvrent les plantes présentes dans deux différents écosystèmes. Cette activité a pour but de les initier aux propriétés médicinales, mais aussi de sensibiliser la population à la réalité autochtone.

Fabienne Théoret-Jérôme anime cet atelier. Elle dit que le partage du savoir autochtone contribue à briser les préjugés qui persistent au sein de la population.

Quand les gens pensent aux cultures autochtones, ils ne pensent jamais au fait qu’on avait une culture aussi développée avant la colonisation. On avait toute notre pharmacie et notre garde-manger dans le bois. Notre culture est vraiment complexe et développée, ça fait des milliers d’années qu’on est ici. Malgré les coupures de transmission, il y en a encore de la transmission qui se fait et la culture vit toujours. C’est une chose dont je veux que les gens se rendent compte.

Florence Vallières, animatrice communautaire, indique que Kinawit mise sur des activités qui vont rassembler les gens et ainsi aider aux relations entre Autochtones et non-Autochtones, plutôt que d’aborder des sujets plus lourds comme les pensionnats autochtones.

Au départ, c’est juste : "Ah, c’est intéressant les plantes médicinales", mais en même temps, ça leur permet aussi de rencontrer nos employés, de s’informer. Ils [les participants] en apprennent toujours plus que ce qu’ils viennent voir, remarque-t-elle. Ils repartent d’ici et ils ont un petit éveil par rapport à ça.

Elle note cependant que la transmission de ces savoirs à des allochtones demeure une question sensible.

Est-ce que c’est correct que les allochtones aient le droit d’avoir ces savoirs-là alors qu’il y a plein d’Autochtones qui n’ont pas reçu ces savoirs-là à cause des pensionnats et des problèmes dans la transmission des savoirs? Ce n’est peut-être pas tout le monde qui serait d’accord avec cette transmission-là, mais nous, on croit qu’on doit aller dans cette direction-là pour à un moment donné atteindre la réconciliation.

Pour Fabienne Théoret-Jérôme, qui a appris les propriétés des plantes médicinales en posant des questions à ses tantes et à des aînés de sa communauté, cet atelier offre aussi l’occasion de montrer l’étendue des connaissances de ses ancêtres.

C’est une chose dont je me rappelle, quand j’étais petite, ma maman l’avait utilisée pour apaiser une de mes plaies, se souvient-elle. Après, l’état l’infection qu’elle avait s’est beaucoup améliorée. Ça avait marché de façon incroyable, c’était magique.

Les prochains ateliers sur les plantes médicinales auront lieu les jeudis soirs lors des deux prochaines semaines.

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