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L'État de Kiribati tente de rehausser ses îles avec l'aide d'un Canadien

Des enfants se barbouillent de boue sur une plage.

Le sable et les gravats des lagons pourraient sauver les habitants de l'archipel, selon un chercheur canadien.

Photo : Reuters / David Gray

Radio-Canada

Le petit État de Kiribati, constitué de 33 îles et atolls situés dans l'océan Pacifique, élabore un plan ambitieux pour sauver ses 115 000 habitants de la montée des eaux avec l'aide d'un chercheur canadien.

Depuis des années, les dirigeants de cette république qui a obtenu son indépendance en 1979 alertent sur les conséquences du changement climatique pour leur archipel : la hausse du niveau de l'océan mènera à sa disparition.

Le président de Kiribati, Taneti Maamau, envisage donc d'élever certaines îles. Un chercheur canadien, Paul Kench, professeur en sciences de la terre à l'Université Simon Fraser de Burnaby, le conseille pour ce projet.

Nous devons élever les îles d'au moins un mètre, explique celui-ci. Elles mesurent 500 m de large et un kilomètre et demi de long, donc c'est faisable. Cela prendra une ou plusieurs années par île.

Le projet consiste, dans un premier temps, à placer les bâtiments sur pilotis. Nous travaillons sur ces îles depuis 20 ans, commente Paul Kench. Nous avons constaté qu'au fur et à mesure que l'eau monte, les vagues apportent du sable et du gravier.

Dans les îles les plus urbanisées, Kiribati prévoit de déposer du sable et des gravats qu'elle aura récupérés dans de profonds lagons.

Nous allons donner un coup de main à la nature.

Paul Kench, professeur en sciences de la terre, SFU

Le chercheur veut aussi utiliser les connaissances locales : Traditionnellement, les maisons étaient bâties sur pilotis pour rester au-dessus du sol, raconte-t-il. Si nous pouvions reproduire cela avec nos méthodes modernes, ça nous donnerait la flexibilité nécessaire pour ajuster la hauteur des îles.

Une femme est assise dans l'eau face à l'océan.

Une Kiribatienne, Binata Pinata, écaille un poisson sur une plage de l'îlot Bikeman.

Photo : Reuters / David Gray

Le projet prendra de 10 à 20 ans et coûtera cher, estime Paul Kench. Kiribati pourrait toutefois recevoir une aide financière de la Chine. Selon le chercheur, les États-Unis et la Chine cherchent toujours à accroître leur présence dans l'océan Pacifique, pour mener des opérations militaires ou pour la pêche au thon.

Les atolls sont extrêmement isolés. La conséquence est qu'ils ont une importance stratégique pour les grandes puissances.

Paul Kench, professeur en sciences de la terre, SFU

Selon Paul Kench, il est trop tard pour empêcher la montée des eaux, alors les Kiribatiens sont prêts à tout pour sauver leurs îles : Les pays [insulaires] changent d'attitude et disent : "nous ne voulons pas fuir et nous installer ailleurs. Nous voulons rester".

Avec les informations d'As It Happens

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