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Vivre dans l’attente d’une opération durant le déconfinement

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Le chirurgien ramasse un instrument chirurgical sur le plateau. Le chirurgien se prépare pour la chirurgie en salle d'opération. Il est à l'hôpital.

Le reportage d'Alexane Drolet

Photo : Getty Images / Morsa Images

« J'ai passé mon été à côté du téléphone », s’exclame Louise Corriveau, de Lévis. En attente d’une opération pour une hernie hiatale depuis quelques mois, elle dénonce le report constant de son intervention chirurgicale, causé par la pandémie de COVID-19.

Le cas de Mme Corriveau n’est malheureusement pas unique. Dès l’annonce du confinement, en mars dernier, les salles d’opération du Québec se sont vidées pour aider les hôpitaux à affronter la première vague.

Six mois plus tard, Louise Corriveau, qui souffre en raison de cette protubérance de l'estomac dans le diaphragme, s’impatiente. L’enjeu est tel qu’elle a perdu beaucoup de poids puisqu’elle est incapable de manger des aliments solides.

J'ai passé l'été à côté du téléphone, mais je n'ai pas eu de date d'opération. Et là, j'ai perdu beaucoup de poids parce que je ne mange pas normalement, explique-t-elle.

Un plan rapproché de Louise Corriveau. Elle est à l'extérieur, devant un arbuste.

Louise Corriveau, de Lévis

Photo : Radio-Canada

Son système digestif n'est plus capable d'ingurgiter des aliments solides, donc elle est au manger mou, à l'Ensure, au yogourt et au pouding, ajoute ensuite son conjoint, Gislain Carré.

Il mentionne qu'ils ont rencontré le chirurgien de nouveau le 12 août et que ce dernier était bien désolé d’annoncer qu’il n’avait pas de place en salle d’opération pour Mme Corriveau.

Il nous a dit qu'il y avait même des cas de cancer prioritaire qui avaient été reportés à cause de la COVID, ajoute M. Carré.

Ce dernier estime que l'opération de sa conjointe a elle aussi été jugée prioritaire.

De nouvelles mesures qui prennent du temps

Le CISSS de Chaudière-Appalaches se montre à l’écoute. On comprend très bien les impacts et les inconvénients que ça cause aux usagers. On en est bien désolés et on essaie de les réduire au minimum, soutient Geneviève Dion, cheffe des communications et des relations publiques.

Plan épaule de Geneviève Dion qui parle devant un micro. Elle est à l'extérieur.

Geneviève Dion, du CISSS de Chaudière-Appalaches

Photo : Radio-Canada

Elle précise toutefois que les mesures pour désinfecter les salles d’opération demandent beaucoup plus de temps. On a aussi du personnel qui est réaffecté soit pour faire du dépistage ou soit en CHSLD. Vous savez qu'en CHSLD, il faut les laisser au même endroit, on ne peut pas les déplacer. Donc tout ça a un impact, poursuit-elle.

Mme Dion se montre par contre rassurante. En ce moment, on a environ 70 % à 80 % de nos salles dans les blocs opératoires de nos quatre hôpitaux qui sont ouvertes.

Elle espère que la situation s’améliore dès septembre ou octobre, avec notamment le retour de vacances des employés - mais ça, c’est s’il n’y a pas de deuxième vague à l’automne.

La cheffe des communications tient aussi à noter que les interventions sont classées par ordre de priorité et que c’est le corps médical qui prend la décision de façon très objective.

Avec la collaboration d'Alexane Drolet

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