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Pascal Gagnon témoignera-t-il lundi?

Pascal Gagnon est accusé de meurtre prémédité

Pascal Gagnon lors de sa comparution au palais de justice de Sherbrooke, en décembre 2017 (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Pascal Gagnon, accusé du meurtre prémédité d'Érick Lavoie le 4 décembre 2017, pourrait témoigner lundi pour donner sa version des faits.

Son avocat, Marc-André Champagne, prendra la fin de semaine pour déterminer s'il le fera ou non. Cette possibilité avait par ailleurs été évoquée plus tôt cette semaine. Toutefois, si audition doit se faire, elle aurait lieu lundi.

Ce vendredi, le procès, qui entamait sa quatrième journée, a surtout tourné autour d'une requête de la défense qui réclamait qu'un témoin soit assigné par la cour et non par la défense, ce qui donne plus de latitude pour poser des questions.

Le témoin en question est Jacob Picard, l’un des deux policiers qui a procédé à l'arrestation de Pascal Gagnon après que celui-ci se soit dénoncé lors d'un appel au 911 en décembre 2017.

Le juge Gaétan Dumas a finalement rejeté la requête. La défense a décidé de le faire entendre tout de même, mais n’a pas pu poser de questions suggestives, comme c'est possible de le faire dans un contre-interrogatoire.

C’est beau c'est moi qui l'ai tiré

Dans son témoignage, le policier raconte, comme sa collègue qui l’accompagnait dans l'auto patrouille avec l’accusé, que Pascal Gagnon aurait dit c’est beau c'est moi qui l'ai tiré et que pour 37 500 dollars, ça pouvait pas rester de même.

Plus tard, dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017, le policier est allé voir Pascal Gagnon à 4h34 dans une cellule d'isolement. L'accusé suait aux tempes et au visage et se plaignait de maux de tête, raconte le policier.

Pascal Gagnon lui aurait également dit qu'il se demandait ce qu'il faisait dans cette cellule. Le policier lui aurait alors expliqué qu'un meurtre a été commis. Pascal Gagnon aurait été étonné par cette révélation, relate le policier.

J'espère que j'ai pas tué ma femme

L'accusé aurait également ajouté : j'espère que j'ai pas tué ma femme. Le policier Jacob Picard lui aurait alors répondu non, que ce n’était pas ce qui s’était produit.

Un peu plus tard ce jour-là, vers 5h30, l'accusé a à nouveau fait un signe à la caméra pour dire qu'il avait toujours mal à la tête. Interrogé par la poursuite, le policier mentionne que l'accusé aurait mentionné qu'il pouvait avoir des problèmes de mémoire s'il ne prenait pas sa médication.

L’un des aspects cruciaux du procès est de savoir s’il y avait ou non préméditation. Dans les deux cas, Pascal Gagnon écopera d'une peine de 25 ans de prison. Toutefois, s'il est reconnu coupable sans préméditation, il y aura possibilité de libération avant la fin de sa peine.

L'accusé lui-même donnera peut-être son éclairage sur cette question, lundi, s’il est amené à témoigner.

Avec les informations de Guylaine Charette

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