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6 ans après Mount Polley, le lac Quesnel reste pollué, selon une étude

Des eaux troubles traversent un delta à l'entrée du lac Polley.

Les eaux usées de la mine Mount Polley se déversent dans le lac Polley en août 2014.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Certains des déchets miniers qui se sont déversés dans les lacs Polley et Quesnel après la rupture d'une digue le 4 août 2014 sont toujours présents et constituent un risque pour les poissons, déplorent deux chercheurs britanno-colombiens.

Une professeure de géographie de l'Université du Nord de la Colombie-Britannique (UNBC), Ellen Petticrew, et un chercheur postdoctoral de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), Andrew Hamilton, effectuent des prélèvements dans le lac Quesnel depuis le déversement de boues toxiques.

Dans une étude menée durant trois ans et publiée dans la revue scientifique Water Ressources Research, où les articles sont évalués par les pairs, les deux chercheurs racontent qu'à l'automne et au printemps le lac bleu vire au vert, quand l'eau du lac est remuée et que les sédiments remontent à la surface.

Les contaminants qui s'étaient déposés au fond du lac sont alors introduits dans les écosystèmes, estiment les chercheurs. Andrew Hamilton craint que des métaux ne se retrouvent ainsi dans la chaîne alimentaire.

Ainsi, une exposition chronique à une haute concentration de cuivre pourrait gêner la croissance, la reproduction et la capacité à survivre des poissons, tandis que le changement de couleur du lac pourrait déranger certaines communautés d'algues, selon les chercheurs.

Le cuivre n'est pas seulement potentiellement toxique pour les organismes aquatiques. Il peut aussi changer leur capacité à se déplacer, explique Ellen Petticrew.

Les chercheurs craignent également que la pollution ne touche les truites et les saumons du Pacifique qui alimentent la pêche dans le fleuve Fraser.

Vue aérienne des dommages causés par l’éclatement de la digue de la mine du mont Polley, le 5 août 2014.

Quand la digue de la mine du mont Polley a lâché, le déversement de boue qui a suivi a pollué plusieurs lacs et rivières.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Ce genre de déversement finit dans les lacs et l'océan, où il semble disparaître, mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de conséquences, note Andrew Hamilton.

Un autre participant de l'étude, Phil Owens, professeur en sciences environnementales à l'UNBC, espère que l'étude permettra d'anticiper les conséquences pour d'autres écosystèmes quand un déversement similaire se produira.

Avec les informations de Betsy Trumpener et Andrew Kurjata

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