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Les écoles ont besoin d'argent maintenant, selon le syndicat des enseignants de l'Alberta

Des élèves portent un masque.

En Alberta, les élèves de la 4e à la 12e année ainsi que les enseignants et les membres du personnel devront obligatoirement porter un masque dans les aires communes des écoles, dans les autobus et lorsqu’une distance de 2 mètres ne pourra pas être respectée.

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

L’Association des enseignants de l’Alberta (ATA) réclame de l'argent du gouvernement de Jason Kenney. Sans ces fonds, la reprise des cours en présentiel et de façon sécuritaire pourrait être compromise, craignent les membres du syndicat qui se sont réunis virtuellement jeudi et vendredi à l’occasion d’une assemblée annuelle.

Le gouvernement doit mettre l’argent, la sécurité des élèves et des enseignants en ordre prioritaire pour la rentrée, a martelé, tout au long de son entrevue, le coordonnateur des services aux membres de l’ATA, Robert Mazotta.

Cet argent viendrait apaiser le stress et l’anxiété que ce dernier a sentis, au travers des écrans, chez des participants parce qu’ils ne sont pas encore certains de comment ils vont rentrer dans les écoles, de ce qu’ils vont trouver.

Quelle sorte d’appuis seront disponibles aux enseignants et aux élèves? Que faire avec les grandes classes? Que faire avec des élèves qui tombent malades dans la journée pendant que les parents sont occupés et qu’ils ne peuvent pas venir chercher leurs enfants, s’interroge M. Mazotta.

Faire des miracles

Selon lui, la rentrée sur fond de pandémie pensée par le gouvernement conservateur uni donne l’impression aux enseignants de devoir faire plus avec moins pour s’assurer que les écoles sont des milieux sécuritaires.

Le fait que la Dre Hinshaw a recommandé qu'il y ait des personnes pour nettoyer souvent dans la journée n’a pas été discuté par le ministère, déplore-t-il. Ce n’est pas le travail des enseignants de nettoyer les salles de classe ou les surfaces qui sont touchées assez souvent. Donc, il faut avoir l’argent pour embaucher des personnes [pour le faire].

La plupart des conseils scolaires de la province ayant puisé dans leurs réserves, l'argent du gouvernement est, selon M. Mazotta, indispensable pour réengager les membres du personnel de soutien qui ont perdu leur emploi au printemps à la suite des compressions du gouvernement Kenney, d'autant plus que le nombre d'élèves par classe n'a pas été réduit.

On peut donc voir 35 à 40 élèves dans une classe. Et le fait qu’on va leur demander de rester assis à leur pupitre toute la journée, honnêtement ça ne fonctionne pas, affirme-t-il, en pensant aux plus jeunes enfants.

On ne peut pas dire : "Restez assis et faites votre travail!" Ce n’est pas la façon de faire de 1950 ici, nous sommes en 2020.

Robert Mazotta, coordonnateur des services aux membres de l’ATA

Parmi ses résolutions, le syndicat a adopté la demande urgente de fonds. Il réclame aussi l’abrogation de la loi touchant aux retraites de ses membres.

L'ATA entend également faire pression sur le gouvernement pour que les futures décisions concernant les écoles primaires et secondaires soient prises en concertation avec certains de ses représentants.

S’il est convaincu que le gouvernement est au courant des revendications de son syndicat, Robert Mazotta ne se sent pas pour autant entendu.

Notre président a fait plusieurs demandes pour rencontrer la ministre [de l'Éducation, Adriana] LaGrange, mais elle est toujours trop occupée. Donc, depuis quelques mois elle n’a pas pu trouver [...] de temps pour discuter de la position de l’ATA, se désole-t-il.

L’Assemblée annuelle des représentants de l’ATA a réuni 450 de ses membres votants.

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