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ATM à nouveau menacé de perdre son caractère exclusif

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Une enseigne dépeignant le logo d'ATM.

Le protocole d'entente bientôt conclu entre le Cégep de Jonquière et l'Université d'Ottawa permettra aux finissants en journalisme de compléter un baccalauréat en deux ans au lieu de quatre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le caractère exclusif du programme Art et technologie des médias (ATM) du Cégep de Jonquière est à nouveau menacé.

Le collège privé Bart, à Québec, offrira un programme similaire dans le domaine de la production et de la postproduction télévisuelle. La direction du Cégep de Jonquière estime que l’établissement s'attaque à une chasse gardée et n’a pas l’intention de se laisser abattre.

Est-ce que c'est une bonne nouvelle? Non pas du tout! Est-ce qu'on est content de la façon de faire? Pas plus. C'est pour ça qu'il va y avoir des réactions bien entendu, martèle le directeur général du Cégep de Jonquière, Raynald Thibeault.

Ce n’est pas la première fois que le cégep doit se battre pour préserver l’exclusivité d’ATM, une formation implantée il y a plus de 50 ans. En 2013, un autre collège privé, André-Grasset, situé à Montréal, a tenté d’offrir une formation semblable. C’est donc la seconde fois qu’un établissement privé tente de couper l’herbe sous le pied au Cégep de Jonquière, une situation vivement dénoncée par Raynald Thibeault.

La loi des collèges privés prévoit que dès qu'un collège dépose au Ministère, tant qu'il est en mesure de faire la démonstration de sa capacité financière et de livrer le programme, le Ministère manque de leviers et n’a pas d'autres réponses. Donc la seule issue c'est "oui" alors que nous, dans le public, c'est une tout autre histoire, met-il en relief.

Sylvain Gaudreault irrité

Le député provincial de Jonquière, Sylvain Gaudreault, veut aider le Cégep de Jonquière à conserver son exclusivité pour ATM. Il craint aussi le précédent que cette situation pourrait créer.

Un étudiant assis devant un écran d'ordinateur.

Le département ATM a récemment implanté un Diplôme d’études collégiales (DEC) de deux ans en Techniques de production et postproduction télévisuelles.

Photo : Radio-Canada

Au Cégep de Chicoutimi, il y a le CQFA avec les cours de pilotage. À Saint-Félicien, il y a le milieu naturel. On a d'autres cégeps avec des exclusivités. Il faut absolument agir pour bloquer cette possibilité dans la Loi permettant aux collèges privés de venir affecter les exclusivités dans les régions, insiste Sylvain Gaudreault, qui a lui-même enseigné en ATM pendant quelques années.

Le directeur du collège Bart a tenu des propos qui ont choqué certains acteurs du milieu régional.

C'est inacceptable ce que j'ai lu ce matin dans Le Quotidien avec une citation du directeur du Collège Bart qui dit : "nous, on pourra attirer la clientèle de Québec. Elle n'aura pas besoin de se déplacer aux îles Moukmouk". En voulant dire qu’à Jonquière, c’est comme si on était sur une île déserte, isolé. On est juste à deux heures [de Québec] et il y a une route à quatre voies divisées. Les appartements sont moins chers.

Sylvain Gaudreault, député de Jonquière

La ministre régionale Andrée Laforest a été interpellée dans ce dossier par la direction du Cégep de Jonquière, qui souhaite qu'elle s'engage à protéger tous les programmes uniques aux régions en demandant la modification du règlement.

De son côté, le directeur général du Collège Bart, Michel Bellerose, réitère que chacun des cégeps a ses forces et que les nouveaux programmes représentent un ajout qui répondent à une demande existante dans la grande région de Québec.

D'après le reportage de Flavie Villeneuve

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