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50 ans de feu sacré pour le Théâtre du Trident

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Des comédiens attablés en train de prendre un coup.

Le reportage de Tanya Beaumont

Photo : Radio-Canada

Tanya Beaumont

Le Théâtre du Trident fête cette année son 50e anniversaire. Cinquante ans de théâtre d’ici et d’ailleurs et surtout, une relation d’amour d’un demi-siècle avec le public de Québec.

Pour la directrice artistique Anne-Marie Olivier, un lien affectif unit le public et les artistes. Quand je pense à ça, je pense à tous les spectateurs, toutes les équipes de création, c’est plein d’histoires d’amour.

Fondé en 1971 par Paul Hébert et Laurent Lapierre, le Théâtre du Trident est né de la fusion de trois compagnies qui oeuvraient déjà à Québec. Le Théâtre de l'Estoc, le Théâtre du Vieux-Québec et le Théâtre pour Enfants de Québec représentaient trois secteurs d’activités théâtrales différents, soit le répertoire, la recherche et le théâtre jeunesse. C’est de ces trois dents que le théâtre tire son nom.

Gros plan d'Yves Jacques.

Yves Jacques dans« La face cachée de la lune» (2011)

Photo : Radio-Canada

Au fil des 50 dernières années, la mission du théâtre institutionnel a changé et s’est finalement cristallisée. Aujourd’hui, le Trident se donne comme mission de monter des classiques, des pièces incontournables.

C’est aussi une présence rassurante pour les praticiens du théâtre et pour le public, ajoute Anne-Marie Olivier, en charge de la direction artistique depuis sept ans.

Elle souligne aussi qu’il y a quelque chose de précieux de voir les gens assister aux représentations, beau temps, mauvais temps, vedette, pas vedette. Certains spectateurs fréquentent même le théâtre depuis 50 ans. Moi quand j’entends ça, ça me scie les jambes! lance Anne-Marie Olivier.

Un homme masqué portant un haut-de-forme, un prisonnier assis et un soldat.

«Méphisto» d'Ariane Mnouchkine au Trident (1996)

Photo : Radio-Canada

La grande messe du théâtre

Pourquoi, en 2020, avec tous les divertissements en ligne, va-t-on encore au théâtre? Anne-Marie Olivier croit que l’art vivant a quelque chose d'irremplaçable, d’électrique. Il y a un courant qui passe qui est tangible. Invisible, mais tangible. Elle ajoute que dans sa vie, le théâtre a remplacé la grande messe.

C’est là qu’on se parle de choses qui ne sont pas évidentes. C’est là aussi qu’on va trouver un certain sens du sacré et qu’on va essayer de tirer du sens à travers des choses qui parfois, à première apparence, n'en ont pas.

Anne-Marie Olivier, directrice artistique du Théâtre du Trident

Le dévoilement de la programmation des Grandes retrouvailles — 50 ans de feu sacré —, se tiendra le 17 août, à 19 h. Le premier dévoilement numérique de l’histoire du Trident.

Une comédienne en costume d'époque enlace un comédien.

Une soirée de théâtre avait été organisée pour remercier les mécènes du Théâtre Le Trident.

Photo : Radio-Canada

Le thème des retrouvailles est à propos pour un tel anniversaire, mais pour Anne-Marie Olivier, il prend tout son sens dans le contexte actuel.

On s’est beaucoup ennuyé. Ennuyé du théâtre, des spectateurs, des spectacles vivants. Le thème les grandes retrouvailles s’est imposé parce qu’on a hâte de retrouver tout ça.

Rien n’empêchera le Trident de fêter 50 ans de théâtre à Québec, pas même la COVID.

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