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Rentrée scolaire en Saskatchewan : des enseignants inquiets évaluent leurs options

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Un couloir vide avec des casiers dans une école.

Le plan de retour à l'école du gouvernement inquiète de nombreuses personnes, selon la Fédération des enseignants de la Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Radio-Canada

À deux semaines de la rentrée scolaire, le mécontentement des enseignants en Saskatchewan ne faiblit pas.

Selon le président de la Fédération des enseignants de la Saskatchewan (STF), Patrick Maze, certains d’entre eux discutent des recours qui sont à leur disposition, inquiets de retourner au travail dans des conditions qu’ils jugent hasardeuses.

Dans les derniers jours, nous avons entendu un nombre grandissant d'enseignants se demander quels sont leurs droits et quelles sont les prochaines étapes, affirme Patrick Maze.

Selon lui, le plan de retour en classe de la province, présenté la semaine dernière, ne protège pas suffisamment les enseignants.

Patrick Maze est toutefois clair : la STF n’envisage pas de rallier ses membres afin de lancer une action collective. Il encourage plutôt chacun à partager ses préoccupations à son employeur.

Si un enseignant pense que son lieu de travail est exceptionnellement dangereux, et que cela pourrait être dû à la présence d’un virus, la première étape est d’en parler avec son superviseur. Avec un peu de chance, une stratégie de mitigation sera mise en place.

Patrick Maze, président de la Fédération des enseignants de la Saskatchewan

Si des mesures ne sont pas prises, l’enseignant peut se tourner vers son comité local de santé et sécurité au travail. Si cela ne porte pas fruit, il peut alors formuler une plainte au comité de santé et de sécurité qui agit au niveau provincial.

En vue du retour en classe, le président de la STF souhaite que les écoles soient sécuritaires pour le personnel et les élèves.

Pour rassurer les enseignants, il suggère notamment de diminuer le nombre d’élèves dans les classes et de procéder à des contrôles de température à l'entrée des écoles.

Repousser la rentrée scolaire le temps de sécuriser les bâtiments devrait être considéré par le gouvernement, croit-il.

Beaucoup d’enseignants et de parents se demandent pourquoi la province précipite le retour en classe, souligne Patrick Maze.

Processus clair, répond le gouvernement

Selon le ministère des Relations et de la Sécurité en milieu de travail, la loi sur l’emploi de la Saskatchewan est très claire quant au processus qui permet aux employés de refuser de travailler.

Si un employé estime que son environnement est exceptionnellement dangereux, la première étape, avant de refuser de se rendre au travail, est d’avertir son patron et de lui faire part de ses préoccupations.

Si les étapes ont été suivies et que des mesures de sécurité ont été mises en place, le travailleur n’a pas de motif pour refuser d’accomplir les tâches qui lui sont demandées, fait-on savoir.

Si la situation n’est pas résolue sur le lieu de travail, l’employé peut contacter le comité provincial de santé et de sécurité. Un agent enquêtera puis statuera sur la question, explique le ministère.

Le NPD comprend les préoccupations des enseignants

Pour le porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de finance, Trent Wotherspoon, cette mobilisation des enseignants est un exemple clair que le plan de la province est inadéquat.

Nous entendons les enseignants, les parents et les grands-parents dire qu’il ne s’agit pas du tout d’un plan, qu’il est insuffisant.

Trent Wotherspoon, porte-parole du NPD en matière de finance

Trent Wotherspoon affirme que les directives de la province sont imprudentes. Il demande au gouvernement de faire preuve de leadership pour que les écoles ouvrent en toute sécurité le 1er septembre.

Avec les informations de Jean-Baptiste Demouy et de Gregory Wilson

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