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Les Acadiens du Québec ont le cœur à la fête malgré la COVID-19

Un plan rapproché d'un grand drapeau de l'Acadie flottant au sommet d'un mât.

La pandémie n’a pas eu raison du désir de célébrer l’Acadie (archives).

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Même si plusieurs événements ont dû être annulés en raison de la pandémie, les Acadiens ne manqueront pas l’occasion de souligner leur fête nationale. Au Québec, des festivités sont entre autres prévues en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

Dans l’archipel, la Corporation des Acadiens de l’île du Havre-Aubert avait prévu faire les choses en grand avant que la COVID-19 ne vienne bousculer les plans. On avait un très gros été. C’était le 30e anniversaire de la Corporation aux îles, souligne Cédric Bourgeois, le président de l’organisme responsable du festival acadien.

Les spectacles ont tous été annulés, tout comme le concours de construction de « p’tits bateaux », qui attire habituellement les foules.

Un bateau installé dans l'herbe devant une maison sur laquelle est tendue un immense drapeau de l'Acadie.

À l'invitation de la Corporation des Acadiens de l'île du Havre Aubert, certains Madelinots ont participé à un concours de décorations de maison pour souligner la fête nationale de l'Acadie.

Photo : Corporation des Acadiens de l'île du Havre Aubert

Cet été, les Madelinots ont plutôt été invités à participer à un concours de décoration de maisons. Ce n’est pas un gros remplacement, mais on a voulu faire un petit quelque chose pour donner des prix et encourager le monde à fêter l’Acadie un peu, raconte Cédric Bourgeois.

Mise à l’eau du ponchon et spectacle virtuel

Les Madelinots pourront également assister, de manière virtuelle, à un spectacle du groupe Salebarbes enregistré au Vieux Treuil, qui viendra clore le projet du ponchon 2020. Ce n’est pas la fin, c’est le point culminant, précise Éloi Painchaud, instigateur du projet et membre de Salebarbes.

Au printemps dernier, le musicien avait invité les Madelinots et autres amoureux des Îles à transmettre des textes et des images témoignant de leur appartenance à l’archipel. Ils se retrouveront ainsi dans le ponchon, un baril qui sera mis à l’eau juste avant le spectacle.

Dessin d'un baril muni d'un gouvernail et d'une voile flottant sur les vagues.

Février 1910, les glaces entourent les Îles-de-la-Madeleine et coupent ses habitants du reste du monde. Les Madelinots envoient à la mer un petit tonneau, appelé un ponchon, contenant des lettres demandant de l'aide.

Photo : Centre d'archives des Îles

Le ponchon, en 1910, c’était un baril de mélasse qu’on avait vidé de son contenu et la communauté d’Havre Aubert avait eu l’idée de remplir ce baril-là avec des messages d’aide qui étaient envoyés vers la grande terre, rappelle Éloi Painchaud.

« Ici, le symbole du ponchon est fort, il est connu de tous. De reprendre ce symbole-là et d’impliquer les gens de la communauté, ça a fait boule de neige et tout le monde voulait le réinterpréter dans le cadre actuel. »

— Une citation de  Éloi Painchaud, instigateur du projet et membre de Salebarbes

Si ce point culminant a lieu le 15 août, ce n’est pas un hasard, puisque l’événement servira aussi à souligner la fête nationale de l’Acadie. C’est une chance inouïe que tous les éléments aient fini par s’imbriquer pour que le spectacle ait lieu le 15, dit Éloi Painchaud.

« Ça permet d’offrir un symbole de célébration. Le sens de la fête, c’est un jalon pour survivre dans des moments difficiles, pour qu’une identité survive. »

— Une citation de  Éloi Painchaud, instigateur du projet et membre de Salebarbes

Même s’il y a un très petit public qui va pouvoir assister à l’événement, on est sur place, on est ici, on est sur le territoire. Les gens sentent qu’il y a quelque chose qui est en train de se passer et cette chose-là, c’est pour les gens d’ici, conclut le musicien, tout en précisant que les gens de l’extérieur de l’archipel sont eux aussi invités à assister à la diffusion virtuelle de la mise à l’eau du ponchon et du spectacle.

Un tintamarre version pandémie à Bonaventure

Les Acadiens de la Gaspésie pourront eux aussi faire la fête, puisque le Musée acadien du Québec propose une série d’activités en collaboration avec la Ville de Bonaventure et le Théâtre de la Petite Marée.

Le bâtiment du Musée acadien du Québec à Bonaventure.

De la cuisine de rue et des spectacles de contes et de musique traditionnelle seront offerts devant le Musée acadien du Québec à Bonaventure (archives).

Photo : Dylan Page

Le traditionnel tintamarre aura lieu samedi après-midi, en version COVID-19. Les musiciens vont être sur une charrette qui va être tirée par un véhicule, explique la directrice du musée, Rachel Lapointe. Le public est invité à accueillir la procession à différents endroits sur le chemin, ou ils peuvent faire la marche avec nous et taper sur leurs casseroles.

En soirée, de la musique traditionnelle, des contes et de la cuisine de rue seront proposés aux participants, qui devront respecter les consignes de distanciation.

« Côté ambiance, je ne crois pas que ça va changer grand-chose. Je pense que c’est une nouvelle réalité à laquelle les gens se sont habitués et ce ne sont pas des mesures qui vont empêcher les gens de célébrer. »

— Une citation de  Rachel Lapointe, directrice du Musée acadien du Québec

La directrice du musée indique qu’environ trois millions de Québécois ont un ancêtre acadien dans leur généalogie.

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