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Report d'élections au Nouveau-Brunswick : l'offre de Higgs rejetée par les libéraux

Kevin Vickers debout devant un micro dans un champ entouré de gens debout qui portent un masque.

Kevin Vickers, chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, le 14 août 2020 à Fredericton.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Radio-Canada

Le Parti libéral du Nouveau-Brunswick a rejeté vendredi après-midi l'offre du gouvernement minoritaire de la province, qui proposait aux partis d’opposition un accord pour éviter une élection générale.

En début de semaine, le premier ministre progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, avait proposé aux chefs de tous les partis représentés à l'Assemblée législative de signer un accord pour ne pas déclencher d'élections avant septembre 2022, ou au plus tôt 30 jours après la déclaration d’une éventuelle fin de la pandémie par les responsables de santé publique.

Les discussions ont duré près de trois jours entiers. Il est vite devenu évident qu'il ne s'agissait que d'une tentative de prise de pouvoir par le premier ministre, a accusé le chef du Parti libéral, Kevin Vickers, en annonçant le rejet de l’accord.

C’étaient des négociations avec un fusil sur la tempe. C’est absolument inacceptable.

Kevin Vickers, chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick

En expliquant sa décision, le chef libéral a soutenu que le premier ministre Blaine Higgs désirait adopter à toute vitesse des changements législatifs qui vont trop loin, notamment dans le dossier de la réforme municipale et des impôts. Cette façon de faire n’est pas acceptable dans une démocratie, a soutenu Kevin Vickers.

La population a donné au premier ministre un mandat minoritaire. Il veut que les autres partis politiques lui donnent les pouvoirs d'un gouvernement majoritaire. Il veut un contrôle absolu pour faire passer les lois sans être contesté, a accusé M. Vickers.

C’est le rôle et la responsabilité de l’opposition de protéger notre démocratie, a-t-il dit.

Bientôt des élections au Nouveau-Brunswick?

Selon le Parti libéral, le premier ministre a ordonné à Élections Nouveau-Brunswick de se préparer à des élections. Le premier ministre est la personne qui a le pouvoir de convoquer des élections. S’il y a des élections générales, le premier ministre Higgs doit assumer la responsabilité de les avoir provoquées, a insisté M. Vickers.

Le chef libéral continue de maintenir que de déclencher une élection générale pendant une pandémie serait un acte irresponsable, car il jouerait avec la santé des gens, selon lui.

Blaine Higgs devant un micro et entouré de drapeaux du Canada et du Nouveau-Brunswick.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, le 14 août 2020 à Fredericton.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Je ne prévois pas déclencher une élection dans les 48 prochaines heures, a déclaré le premier ministre Blaine Higgs vendredi en fin d'après-midi.

Il a dit qu'il réfléchirait aux prochaines étapes durant la fin de semaine.

Cela rend le chemin à suivre plus clair, diraient certains, ou plus difficile, a-t-il mentionné en parlant de l’échec de l’accord. Je crois qu'il est clair.

Kris Austin debout près d'un drapeau du Canada.

Kris Austin, chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, à la sortie de la rencontre le 12 août 2020 à Fredericton.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

L'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, qui compte trois députés à l'Assemblée législative, se dit déçue de la fin des pourparlers. Il est maintenant clair que les Néo-Brunswickois seront forcés d'aller aux urnes, a déclaré dans un communiqué vendredi après-midi le chef de l'Alliance et député de Fredericton-Grand Lac, Kris Austin.

L'Alliance des gens, qui s'est généralement associée au Parti progressiste-conservateur depuis l'élection de ce gouvernement minoritaire, s'en est prise aux libéraux provinciaux pour l'échec de l'accord. Kris Austin affirme être sceptique de la sincérité de Kevin Vickers dès le premier jour de ces négociations.

Kevin Vickers a assuré vendredi qu’il avait participé de bonne foi à ces négociations.

Kris Austin rappelle avoir demandé, avec ses députés Michelle Conroy et Rick DeSaulniers, des changements sur les exigences de bilinguisme pour l'embauche de certains travailleurs au Nouveau-Brunswick. Ces exigences sur la maîtrise du français, selon les alliancistes, doivent être revues à la baisse. Nous avons toujours un problème flagrant de langue dans cette province, a déclaré M. Austin vendredi.

David Coon esquisse un sourire. Il y a un drapeau du Nouveau-Brunswick derrière lui.

David Coon, chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, à la sortie de la rencontre le 14 août 2020 à Fredericton.

Photo : Radio-Canada

Il est important de comprendre que le premier ministre était sincère avec cette initiative , a dit le chef du Parti vert, David Coon, avant d'ajouter, avec un sourire, que Blaine Higgs n'est pas le gars le plus facile avec qui travailler.Nous avons souvent eu un dialogue de sourds, sans doute, parce que nos visions sont si différentes , a poursuivi M. Coon. Il a été créatif en essayant quelque chose qui n'a pas été fait avant. Nous avons eu des discussions fascinantes pour voir ce qui pourrait arriver, mais à la fin, ça n'a pas fonctionné.

Les chefs de partis et différents députés assis autour d'une très grande table.

La rencontre du 12 août 2020 à Fredericton.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Les trois députés de l'Alliance des gens ont participé aux discussions des derniers jours. Le Parti vert du Nouveau-Brunswick comptait également sur ses trois députés, dont son chef, à la table des négociations.

En revanche, ce n'étaient pas tous les élus du Parti progressiste-conservateur et du Parti libéral qui y avaient été conviés.

Gouvernement minoritaire depuis 21 mois

Le Parti progressiste-conservateur, qui dirige un gouvernement minoritaire depuis novembre 2018, détient 20 sièges à l’Assemblée législative et le Parti libéral, 19, sans inclure le président de la Chambre. L’Alliance des gens et le Parti vert ont trois sièges chacun. Il y a aussi un député indépendant et deux sièges vacants.

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