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Utiliser le fonds de réserve est risqué, selon le Conseil scolaire anglais de Toronto

Des élèves portent un masque. La photo a été prise à Godley, au Texas.

Les conseils scolaires devront puiser dans leurs fonds d'urgence afin de faire respecter la distanciation physique en classe. (Photo d'archives)

Photo : Associated Press / LM Otero

Radio-Canada

Puiser dans le fonds de réserve pour réduire la taille des classes afin de protéger les élèves de la COVID-19 est un « risque financier », selon la directrice par intérim du plus grand conseil scolaire du Canada.

C‘est ce qu’a écrit Charlene Jackson dans une note envoyée aux administrateurs du Conseil scolaire public anglais de Toronto (TDSB). Le gouvernement de l'Ontario a permis, jeudi, aux conseils scolaires de puiser dans leurs fonds de réserve, pour un total de 500 millions de dollars, dans le but de s’outiller pour faire respecter les mesures de distanciation physique dans les salles de classe.

Le TDSB a déjà mis 131 millions de dollars de fonds de réserve de côté pour les obligations futures, selon Mme Jackson.

Il ne serait ni prudent, ni un exemple de bonne gestion financière, si nous devions utiliser une grande quantité de fonds de réserve pour couvrir la totalité du coût de l’application des classes de plus petite taille, peut-on lire dans la lettre.

Le gouvernement a déclaré jeudi qu'il voulait offrir aux conseils scolaires plus de flexibilité pour réduire la taille des classes élémentaires afin de répondre aux préoccupations en matière de sécurité.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, en conférence de presse.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Rene Johnston

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, a décrit les fonds comme des économies pour les jours plus gris qui peuvent aider immédiatement. Le gouvernement dépensera également 50 millions de dollars pour mettre à jour les systèmes de ventilation des écoles et 18 millions de dollars supplémentaires pour embaucher des directeurs et du personnel de soutien pour administrer l'apprentissage en ligne.

Du côté du Conseil scolaire public du Grand Nord de l'Ontario, le directeur de l'éducation Marc Gauthier a affirmé comprendre pour quelle raison le ministre avait fait une telle déclaration. Ce sont des sommes d'argent qui avaient été mises de côté pour des situations d'urgence. Je crois qu'on peut qualifier la situation dans laquelle nous sommes comme étant urgentes.

Le Conseil scolaire catholique MonAvenir, lui, affirme avoir besoin de plus de temps pour étudier les déclarations du ministre avant de répondre aux questions.

Pas de l'argent neuf

De son côté, Maria Rizzo a déclaré via Twitter que l'annonce du gouvernement n'était pas de l'argent neuf , mais plutôt un financement accumulé par les conseils au fil des ans pour répondre à des besoins tels que les mises à jour technologiques.

Mme Rizzo est la présidente du Conseil scolaire catholique anglais de Toronto.

Mme Rizzo a déclaré que ce n’était pas juste pour les élèves. Je pense que les conseils d'administration avaient la capacité d'utiliser les réserves avant l'annonce d'aujourd'hui. Très déroutant.

Déjà accédé au fonds de réserve

Le conseil scolaire de district du comté du Grand Essex, qui dessert l'une des régions les plus durement touchées par la COVID-19, avait déjà prévu de puiser dans son fonds de réserve, a déclaré le porte-parole Scott Scantlebury.

Les administrateurs ont voté plus tôt cette semaine pour approuver le prélèvement de près de 3,3 millions de dollars de la réserve pour couvrir les dépenses liées à la pandémie pour lesquelles aucun financement direct n'a été fourni par le gouvernement.

M. Scantlebury précise que ces fonds avaient été débloqués mais pas encore attribués à des projets spécifiques. Il ajoute que le conseil scolaire attend avant de les attribuer puisque la province fait fréquemment des annonces de financement. M. Scantlebury s’est dit impatient face à ce fait. Il a comparé la situation à jouer aux échecs contre quelqu’un qui devrait être un allié.

Date butoir repoussée

De son côté, le Conseil scolaire du district de Halton a annoncé qu'il allait donner plus de temps aux parents pour décider s’ils enverront leurs enfants à l’école ou s’ils allaient opter pour l’éducation à distance.

Étant donné que ces nouvelles informations peuvent changer notre plan de réouverture des écoles, la date limite pour répondre au sondage sur l'intention de retour sera repoussée, a tweeté le conseil. La nouvelle date butoir sera communiquée aux familles.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario
Avec les informations de La Presse canadienne

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